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Coronakrach : L’économie mondiale mise à l’arrêt

Les Bourses plongent et la volatilité est à son comble sur les marchés financiers depuis un mois.
Après la Chine, l’Europe et les Etats-Unis sont frappés de plein fouet par des chutes d’activité de 15% à 40% du PIB, les plongeant dans une crise inédite. La riposte des gouvernants et banquiers centraux est de faire pleuvoir les milliards pour limiter la casse. En espérant qu’il ne faudra pas tenir plus d’un ou deux mois avant de sortir de l’état d’urgence sanitaire. Sinon ça fera très mal.
Attention, récession de nature inconnue. Avec près de 50 pays et plus de 2 milliards de personnes confinés pour tenter d’enrayer la propagation du coronavirus, voilà l’économie mondiale d’un coup quasi mise à l’arrêt.
Les marchés boursiers et de matière première ont déjà dévissé de plus de 30% depuis mi-février. Affolés, les économistes ne savent plus à quelle crise de l’histoire du capitalisme comparer. La plupart estiment déjà que le « coronakrach » sera plus dévastateur que celle de 2008, surnommée la Grande Récession tant l’ajustement fut sévère et durable. « Le choc est si violent qu’il faut plutôt le rapprocher de l’impact d’une guerre mondiale ou de 1929 » (appelée la Grande Dépression), jugeait ainsi lundi 24 mars Bruno Le Maire, qui a acté il y a une semaine un recul du PIB de 1% en France pour 2020 – déjà dépassé car considéré encore trop rose- là où il prévoyait, avant, une croissance de 1,3%. Mais d’autres experts sont moins pessimistes : et si cette contraction s’avérait certes la plus rude mais aussi la plus brève de l’histoire moderne, reléguant à la rentrée de septembre cette pandémie sanitaire et ses dommages économiques au rang de mauvais cauchemar?
« Face à une pandémie, nos modèles de simulation sont cassés et c’est le brouillard total, reconnait Sébastien Jean, directeur du CEPII, centre d’étude en économie internationale. Le confinement durera-t-il un mois ou plus ? Sera-t-il suffisant ou en faudra-t-il d’autres pour arriver à une immunité collective ? Et après y aura-t-il une reprise générale ou faut-il s’attendre à un décalage entre pays selon qu’ils arriveront chacun plus ou moins à juguler l’infection ? Les réponses dépendent de la situation sanitaire, alors que cette question de durée est cruciale pour déterminer l’ampleur du choc économique. »
(Challenges)
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