140 enfants tunisiens sont dans les zones de conflits, dont certains sont morts

A man carries a young girl who was injured in a reported barrel-bomb attack by government forces on June 3, 2014 in Kallaseh district in the northern city of Aleppo. Some 2,000 civilians, including more than 500 children, have been killed in regime air strikes on rebel-held areas of Aleppo since January, many of them in barrel bomb attacks. AFP PHOTO / BARAA AL-HALABI / AFP PHOTO / BARAA AL-HALABI

C’est un triste constat qui a été établi par le président de l’Observatoire des Droits de l’Homme et des Libertés (ODHL) en Tunisie, Anouar Awlad : 140 enfants tunisiens sont coincés dans les zones de conflits : la Syrie et la Libye. Rien qu’en Syrie, on en compte 104 (58 filles et 46 garçons). Sur ces 104 enfants, 78 sont nés en Syrie. 88 enfants sont à peine âgés de 13 ans.
S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi 4 mars 2020, le président de l’ODHL a affirmé que 65% de ces enfants tunisiens ont perdu leurs pères, 25% ont vu leurs pères emprisonnés et 5% ont vu leurs pères rapatriés en Tunisie en prison. « Il est tout à fait possible que le nombre d’enfants tunisiens coincés dans les zones de conflits puisse dépasser les 200 étant donné que nous ne disposons pas de données précises, encore moins officielles », a précisé Anouar Awlad dans une déclaration accordée à l’agence TAP, qui précise que les chiffres de L’ODHL proviennent d’une enquête réalisée auprès des parents des enfants en question.
Par ailleurs, il a indiqué que 36 enfants sont actuellement en Libye. « La situation s’est un peu améliorée dans le pays », a-t-il dit. Et qu’en est-il de la situation économique et psychologique de ces enfants tunisiens ? Selon le président de l’ODHL, ils vivent dans des camps de réfugiés – en Syrie – où les conditions sont difficiles. « 3 nourrissons, âgés de moins de 2 ans, ont rendu l’âme dernièrement à cause du froid et de la faim. Nous craignons une augmentation du nombre de décès, d’autant plus que les enfants tunisiens risquent d’être exploités par les organisations terroristes ou, pis encore, être exploités sexuellement », a encore expliqué Anouar Awlad.
Dans ce contexte, poursuit-il, le nouveau gouvernement d’Elyes Fakhfakh est appelé à agir. Il faut éviter, selon le président de l’ODHL, les contre-vérités et les calculs qui ont caractérisé les précédents gouvernements.

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