Coronavirus : deux morts en Italie, le nord du pays se barricade

Les mesures sont drastiques. Bars, écoles, églises, stades ou bibliothèques : les lieux publics de onze villes italiennes, situées près de Milan, ont été fermés. Les autorités italiennes, qui multiplient les tests de dépistages, recensent désormais quelque 47 cas confirmés de contamination. L’Italie est maintenant le pays le plus touché en Europe.
Cette vague d’inquiétude intervient après le décès en Vénétie de Adriano Trevisan, ancien maçon italien de 78 ans infecté par le coronavirus. Il s’agit du premier décès d’un Européen des suites d’une contamination au Covid-19. L’homme était hospitalité depuis une dizaine de jours pour une autre maladie. Il a été testé positif au coronavirus après son hospitalisation.
Samedi, une femme de 75 ans, hospitalisée depuis une dizaine de jour en Lombardie, dans le nord de l’Italie, a également succombé à la pneumonie virale.
Le Premier ministre Giuseppe Conte, interrogé à Bruxelles par la presse italienne, s’est voulu rassurant en soulignant que l’Italie « applique un très haut niveau de précaution ».
*La « fenêtre de tir se rétrécit »
D’après des responsables locaux, le premier patient contaminé en Lombardie, un homme de 38 ans originaire de la ville de Lodi, est tombé malade après avoir rencontré un ami rentré de Chine le 21 janvier. Son état est stable.
La présence du coronavirus n’a pas été détectée dans l’organisme de cet ami, mais les médecins tentent de déterminer s’il est possible qu’il ait été porteur du virus et s’en soit remis sans avoir développé les symptômes associés au covid-19, a déclaré Giulio Gallera, conseiller régional de Lombardie.
Si la crainte saisit un peu plus l’Europe, c’est aussi parce que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète de la difficulté à contenir l’expansion de l’épidémie.
Vendredi, à Genève, le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme : « Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l’épidémie ». Mais, la « fenêtre de tir se rétrécit », a-t-il averti, déplorant le manque de soutien financier international.
(Les Echos)
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