Tourisme : Les professionnels de la gastronomie s’expriment sur l’avenir de leur métier

La révision du système de classement des restaurants touristiques est l’un des chantiers essentiels qui mobilise l’administration et la profession. Elle a pour ambition de développer de nouveaux concepts de restauration et de valoriser le patrimoine culinaire tunisien et d’en faire un levier d’attractivité touristique…

 Après les Grand Tunis la consultation sur le projet de révision du système de classement des restaurants touristiques s’est poursuivie dans la région de Nabeul-Hammamet et la région de Sousse. Les professionnels de la gastronomie tunisienne ont eu sous la houlette de la fédération tunisienne des restaurants touristiques FTRT et l’équipe des experts de l’office national du tourisme tunisien à s’exprimer sur l’état des lieux et sur l’avenir de leur métier régi par une réglementation qui date de trente ans, celle de 1989, devenue obsolète de par les évolutions que connait le métier lui-même et plus encore le secteur touristique avec ses nouvelles exigences et les nouvelles attentes des consommateurs.
La démarche, la première du genre pour ce secteur, a été précédée par plusieurs concertations et a eu le mérite de mettre l’accent sur la valorisation du patrimoine culinaire tunisien.
En effet, et au-delà de la seule gastronomie et des normes dimensionnelles  les acteurs du secteur auront, à travers cette révision, à promouvoir d’autres concepts de restauration, d’autres  produits et d’autres filières de l’art culinaire qui s’appuient sur l’attente du client et plus encore à côtoyer les évolutions des tendances de la demande aussi bien nationale qu’internationale.
Les équipes de la direction centrale du produit relevant de l’office national du tourisme tunisien, ONTT, qui vont piloter le projet de refonte, aux côtés de la profession ont déjà préparé le projet de cadrage de la révision du système qui préconise plusieurs étapes dont notamment  la lecture analytique de l’état des lieux et  le benchmarking et l’élaboration d’un plan opérationnel.
Dans la zone de Nabeul-Hammamet les acteurs de cette activité ont été unanimes sur le caractère contraignant de l’actuelle réglementation, sur la lourdeur des procédures administratives, sur les contraintes que pose la multiplicité des intervenants dans le secteur, sur l’absence d’innovation en matière gastronomique et sur le caractère obsolète des textes réglementaire dont plusieurs ont plus de 40 ans d’âge… « Cette révision du système de classement est d’une opportunité évidente pour le secteur…, » souligne Skander Kaddour, un restaurateur de la zone Yasmine Hammamet. D’autres intervenants ont fermement dénoncé le manque flagrant de personnel en termes de nombre et de qualification espérant que la nouvelle réglementation sera davantage incitative en matière de formation et d’emploi dans le secteur.
A Sousse Sadok Kouka, président de la fédération tunisienne des restaurants touristiques a mis en relief l’importance de ce dossier quant à la pérennité du secteur et sur les incidences positives que peut conférer cette révision sur la promotion du patrimoine culinaire tunisien : « la gastronomie tunisienne s’érige désormais en un levier essentiel de l’attractivité touristique de la Tunisie »  d’où la nécessité absolue de fournir le cadre idoine à son épanouissement  ajoute encore le président de la FTRT.
Environ une centaine de restaurateurs et responsables du secteur venus de Sousse, Kairouan, Mahdia et Monastir ont exprimé leurs préoccupations et leurs propositions à propos de la nouvelle règlementation en gestation dans le cadre de cette révision.
La prochaine étape de cette consultation interprofessionnelle se déroulera à Djerba le 20 janvier courant et réunira les professionnels de Médenine, Tataouine , Tozeur et Gafsa.

N.M

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