Badreddine Gammoudi: « La cargaison de blé était bel et bien avariée »

Le président de la commission parlementaire de la réforme administrative, de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, Badreddine Gammoudi a indiqué dimanche à Radio Cap FM que « les soupçons de la cargaison de blé importé qui serait avariée restent entiers d’autant plus qu’il y a contradiction entre les données récoltées ».
« En effet, dès le départ, notre commission a contacté les ministères de l’agriculture, du commerce et de la santé, a-t-il souligné. Le ministère de l’agriculture assure que la cargaison n’a pas été contrôlée quoique chaque produit importé doit l’être, de l’aveu même du ministre. Le ministère de la santé affirme que les 250 tonnes ont été renvoyés à l’émetteur. Le service des douanes nous a dit que la cargaison ne devait pas être contrôlée par ses soins. Nous avons conclu de notre visite au port de Sousse que les instruments de contrôle des produits alimentaires importés par notre pays sont très faibles, voire inexistants. Les éléments de contrôle au port de Sousse sont presque tous inopérants. Mais les photos prises montrent clairement un produit avarié. L’argument qui consiste à dire que cette cargaison était provisoirement en Tunisie ne justifie pas ces dépassements qui constituent un vrai danger pour notre  sécurité alimentaire. Nous n’avons pas pu d’ailleurs contrôler le degré de danger de cette cargaison. Nous allons communiquer aux autorités officielles nos conclusions et allons demander d’appliquer la loi. Les « knatrias » profitent de ce laxisme dans l’application de la loi pour faire écouler leurs poisons et mettre en danger la santé des citoyens ».
« L’affaire est d’autant plus grave qu’il ya contradiction dans les données de base, assure Badreddine Gammoudi. Le ministre de l’agriculture parle d’une cargaison de 15 quintaux. Celui du commerce évoque 250 tonnes. L’expert de la société en question parle de 4 tonnes. Ce qui est certain, c’est qu’il y a un produit avarié comme le prouvent les photos en notre possession ».
Le 6 janvier, la commission parlementaire en question s’était déplacée à Sousse pour enquêter sur cette affaire.
H.A.
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