Tunis: la vie d’une fillette mise aux enchères par un « médecin »

Réalités Online vous relate aujourd’hui une histoire qui témoigne de la décadence et la bassesse dont font l’objet certains de nos hauts cadres médicaux dans les établissements hospitaliers de Tunisie qu’ils soient publics ou privés. Ces pseudos « médecins » prennent désormais les patients en otages pour des fins personnelles et typiquement matérielles.
En effet, une famille nécessiteuse originaire de l’une des zones rurales de Zaghouan nous a rapporté des faits absolument scandaleux.
La maman nous a indiqué que sa fille âgée de 13 ans présentait depuis plusieurs mois des symptômes d’une maladie non identifiée. La fillette souffrait quotidiennement de troubles alimentaires, de vertige et de vomissement et a été admise à maintes reprises à l’hôpital régional de Zaghouen.
Trois jours auparavant, la fillette a sombré dans le coma, chose qui a nécessité son transfert immédiat à l’hôpital d’enfants à Bab Saadoun à Tunis.
Malgré les efforts fournis par les cadres médicaux et paramédicaux de ladite institution hospitalière, l’enfant est demeurée toujours inconsciente. Le docteur soignant la jeune fille a informé la famille que cette dernière souffrait d’une maladie grave et que son traitement sera coûteux.
Il a également informé la famille que seul un type de médicament est en mesure de guérir l’enfant. Son coût est estimé à 3700 dinars. Il a ajouté que ce médicament n’est pas disponible en Tunisie et qu’il devrait être importé de France.
La famille a donc demandé au docteur de lui prescrire le nom du médicament en question afin de pouvoir le ramener dans les plus brefs délais de France à travers l’un des bienfaiteurs qui s’est dit prêt à prendre en charge le coût du médicament.
C’est à ce moment là que le médecin a refusé de déclarer le nom du médicament tout en lançant « Quel est donc mon profit si je vous prescris le médicament ? Si vous avez l’argent nécessaire pour l’acquérir, faites donc soigner votre fille dans une clinique privée. Pourquoi la ramener dans un hôpital public?».
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