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Les parlementaires doivent être à la hauteur de leur responsabilité

Par Amine Ben Gamra*

Nos problèmes économiques et sociaux sont en train de s’aggraver de plus en plus chaque jour. Mais jusqu’à cette date, la Tunisie ne semble pas encore retrouver une stabilité politique.
Visiblement, le calcul politicien prime systématiquement sur le bon sens économique et social amenant les acteurs socio-économiques à faire valoir leurs intérêts corporatistes au détriment de l’intérêt général.
Les parlementaires doivent être à la hauteur de leur responsabilité, d’autant que le régime politique en place les a mis au centre des décisions. Les élus du peuple doivent mettre en place des réformes pour assurer la stabilité financière de l’Etat via le renforcement de ses ressources propres, la maîtrise des dépenses publiques (surtout les salaires et la dette publique) et l’impulsion de l’activité économique surtout que l’année 2019 est marquée par un faible taux de croissance. Il faut viser sur les potentialités de notre pays  à se développer grâce à ses propres forces.
Sinon, notre pays risque de perdre sa souveraineté économique surtout que l’année 2020 marquera la fin du programme quinquennal (2016-2020) de facilité élargie de crédit accordé à la Tunisie par la FMI et la banque mondiale.
Reste à espérer que les parties politiques se mettent d’accord en privilégiant l’intérêt général à l’appartenance politique au lieu de se plaire dans les palabres politiques stériles et sans intérêt pour la majorité de la population et surtout pour nos jeunes et nos acteurs économiques. Car ce qui attend le prochain gouvernement, c’est un pays en profonde crise économique et sociale, avec un lourd fardeau de dettes, où le chômage et l’inflation alimentent la grogne d’une population aux attentes déçues.

*Expert Comptable
Commissaire Aux Comptes
Membre de l’Ordre des Experts Comptable de Tunisie

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