Gouvernement : Jemli sous bonne garde

Le chef de gouvernement désigné, Habib Jemli poursuit se consultations avec certains partis politiques mais aussi avec des personnalités nationales. Si les fuites montrent à quel degré ces consultations ont abouti et dévoilant certains profils qui feraient partie de la nouvelle équipe gouvernementale, Jemli, lui, ne laisse rien entrevoir se contentant de se cloîtrer derrière des déclarations de circonstance et se limitant à dire qu’il continue à étudier les dossiers qui lui ont été présentés.
sauf que Dar Dhiafa n’étant pas vidée d’observateurs avertis et des bruits courent selon lesquels, Jemli n’est pas seul à la tâche et qu’il ne décidera pas seul, comme il l’affirme, de la composition de son équipe.
Le chef de gouvernement serait flanqué de deux supers conseillers. L’un était en exercice avec Chahed en qualité de ministre conseiller pour les affaires économiques, en l’occurrence Ridha Saïdi. Il serait en charge de faire la liaison avec le parti islamiste Ennahdha dont il est l’un des membres influents. Le second, même si ses compétences sont reconnues, a servi Ben Ali, ancien président de la république en tant que conseiller économique.
La présence de ces deux personnalités aux côtés de Habib Jemli n’est pas sans susciter certaines interprétations.
En effet, pour certains, le premier serait une mesure de précaution prise par Ennahdha pour avoir l’œil sur ce le déroulement des consultations et rectifier le tir quand cela est nécessaire alors que le second, sa présence est dictée par une opération séduction envers le parti de Nabil Karoui, Qalb Tounes qui reste en apparence hostile au parti islamiste mais dont le poids est très important pour réussir ce dur examen de formation d’un gouvernement qui s’est avéré difficile, Ennahdha est lâché par ceux-là même sur qui il comptait et se trouve ballotté entre les exigences des uns et des autres.
habib Jemli a avoué ne pas pouvoir présenter une formation dans les délais fixés par la constitution, il pourra toujours bénéficier d’une prorogation d’un mois. Au cas où « les souffleurs » réussiront la tâche dont ils ont la charge, le chef de gouvernement désigné pourra éviter l’échec.
Dans le cas contraire, Kaïs Saïed est à l’affût.

F.B

Lire aussi
commentaires
Loading...