Pourquoi les économistes ont-ils échoué à répondre à la misère du monde ?

Le monde connaît depuis plusieurs années un retour de la lame révolutionnaire et de la contestation globale. Cette nouvelle ère de révoltes contre l’ordre établi a commencé avec les débuts du printemps arabe en 2011 en Tunisie avant de s’étendre à un grand nombre de pays arabes dont la Libye, l’Egypte, le Maroc, le Yémen, la Syrie et le Bahreïn. Cette vague de révoltes va s’étendre à plusieurs autres pays et régions pour faire de l’année 2011 une véritable année révolutionnaire. Ainsi, les jeunes Espagnols se sont révoltés à Puerta del Sol dans la capitale espagnole et les jeunes Américains vont porter au cours de la même année la révolte à New York au cœur même du capital financier avec le mouvement Occupy Wall Street.
La flamme de la révolte ne va pas s’éteindre et le vent de la contestation va se poursuivre contre les crises économiques et sociales dans les différentes régions du monde. Ainsi, on assiste aux mobilisations des jardins Gezi en plein centre d’Istanbul en 2013. Ces révoltes vont s’accentuer pour s’embraser dans d’autres pays et régions, de la France au Liban, en passant par l’Algérie, le Soudan, le Chili et Hong Kong.
Si les trajectoires historiques des pays sont différentes et présentent de grandes spécificités, ces révoltes globales se retrouvent dans la convergence des causes et des fondements du retour de la flamme révolutionnaire et de la montée de la contestation dans le monde. Nous avons mis en exergue trois raisons majeures dans l’explosion de ces colères à travers le monde dont la fermeture des régimes politiques et le recul de la démocratie, la montée des inégalités et les crises économiques à répétition, et l’enfermement des élites sur elles-mêmes et leur éloignement des classes populaires et des classes moyennes.
Dans cette contribution, on s’intéressera particulièrement aux crises économiques et à la montée de la marginalisation sociale et des inégalités qui sont au cœur des frustrations et expliquent le retour du temps des révolutions après des décennies de recul et de régression. Et la question qu’on ne cesse de se poser concerne l’incapacité des économistes à apporter les réponses nécessaires pour sortir des crises économiques et faire face à la montée de la marginalité sociale et de la pauvreté. L’analyse des différentes politiques publiques et des grands choix de politique économique montre l’échec des économistes à répondre à la misère du monde et à offrir une lueur d’espoir dans la grisaille ambiante. Car l’une des dimensions de la crise globale que nous traversons est l’incapacité des économistes à ouvrir de nouvelles perspectives pour les politiques économiques afin de combattre la pauvreté, faire face à la marginalité sociale, et rendre au monde une part de bonheur et d’espoir à la marge du monde.
Les raisons de cet échec des économistes se trouvent dans l’évolution de la pensée économique et la domination de la pensée unique, l’hégémonie des politiques néo-libérales et leur incapacité à reconstruire le lien social, la domination des grandes institutions financières internationales et la fermeture de la porte de l’innovation et de la créativité et enfin la globalisation et les grandes mutations de l’économie mondiale.

La fermeture de l’économie politique et la domination de la pensée unique.

La pensée économique a connu au cours du siècle passé deux révolutions majeures dont la seconde l’a conduite à s’enfermer sur elle-même et sur des préoccupations et des problématiques fortement éloignées des difficultés des gens et de leur désespoir, et plus particulièrement des défis sociaux et des difficultés de reconstruction du contrat social et des rapports entre les gens.
La première révolution s’est produite après la grande dépression de 1929 qui a failli emporter le système capitaliste. Elle a été le fait du maître de Cambridge, John Maynard Keynes, libre-penseur et artiste à ses heures perdues. « La théorie générale », l’œuvre majeure de Keynes et ses autres écrits et réflexions ont porté une rupture radicale avec les analyses des pères fondateurs de l’économie politique, particulièrement Adam Smith et David Ricardo. En dépit de leurs différences, les analyses des pères fondateurs et de l’économie politique classique se basaient depuis les 18e et 19e siècles sur trois idées essentielles. La première est que le système capitaliste dispose d’une grande capacité de résilience et de stabilité qui lui permet de faire face aux turbulences et aux crises politiques et économiques de la naissance. La seconde idée majeure est la confiance totale et parfois aveugle dans le marché, ou cette main invisible pour reprendre les termes de Adam Smith, dans la régulation de l’ordre marchand et dans la coordination des projets des différents acteurs économiques et favoriser un fonctionnement coordonné et cohérent des activités économiques. Le marché pouvait assurer un fonctionnement cohérent de l’ordre marchand et lui épargner les turbulences et les grandes crises.
La troisième idée essentielle des pères fondateurs est le résultat des deux premières et concerne le rôle de l’Etat dont ils ont cherché à limiter l’action et l’intervention à leurs expressions minimales, afin d’éviter que leurs interventions ne génèrent des perturbations et des dysfonctionnements de l’ordre marchand.
Les idées classiques ont dominé la réflexion économique ainsi que les politiques économiques au cours des 18e et 19e siècles ont contribué à l’évolution du système capitaliste et lui ont permis de devenir le système hégémonique que nous avons connu. Or, la crise de 1929 sera à l’origine d’une forte remise en cause des enseignements des pères fondateurs et des idées fondatrices de l’économie politique classique. Cette crise va montrer que la stabilité du système capitaliste est toute relative et que sa solidité n’est pas aussi forte que l’avaient soutenu, les économistes depuis deux siècles. Cette crise a également montré les limites du marché et de la main invisible dans la régulation de l’ordre marchand et dans la maîtrise des grandes turbulences de l’économie mondiale.
Cette grande crise va avoir des effets importants sur la pensée économique et sera à l’origine de la première révolution théorique initiée par le maître de Cambridge, John Maynard Keynes. Cette révolution s’attaquera aux principes fondateurs de l’économie politique classique et les remettra en cause de manière radicale. Ainsi, Keynes construira toute sa théorie sur le principe de l’instabilité structurelle du régime capitaliste et les économies modernes d’une manière générale. Keynes fera également une critique majeure de l’hypothèse de la main invisible et de la capacité du marché à régler les contradictions et les difficultés de l’ordre marchand et lui épargner les crises et les grandes turbulences. Pour le maître de Cambridge, les économies modernes ont atteint un niveau élevé de complexité et deviennent difficiles à gérer par les mécanismes du marché.
Cette lecture critique de l’héritage des pères fondateurs et de l’économie politique classique va mener Keynes à une conclusion toute naturelle qui concerne la nécessité de l’intervention de l’Etat dans le champ économique, afin de défendre le système capitaliste et renforcer sa stabilité.
La révolution keynésienne va jouer un rôle majeur dans la réflexion économique et sera au centre des politiques économiques pour plus d’un demi-siècle jusqu’au début des années 1980. Ces politiques seront à l’origine du succès de l’Etat-providence et de cet âge d’or que le capitalisme va connaître de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au milieu des années 1970.
Mais, la grande crise que va traverser le capitalisme à partir du milieu des années 1970 et la fin de l’Etat-providence sera à l’origine de la faillite de la pensée keynésienne et du retour de l’école néolibérale de Chicago et de son penseur Milton Friedman, oublié par les économistes sous le règne du maître de Cambridge. Cette période sera marquée par la défaite sans précédent de la pensée keynésienne et le retour en force de la pensée néolibérale qui sera renforcée par la révolution conservatrice au début des années 1980, marquée par l’arrivée au pouvoir de Reagan aux Etats-Unis et de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne.
Cette contre-révolution classique va remettre à l’ordre du jour les idées néolibérales et mettre l’accent sur la résilience du système capitaliste et sa capacité à résister aux turbulences et aux crises économiques, loin de l’interventionnisme étatique qui ne peut que renforcer les dysfonctionnements du capitalisme. Cette contre-révolution va s’attacher à deux principes fondamentaux qui seront au cœur de ces recommandations de politique économique. La première hypothèse fondamentale est liée à la rationalité des agents économiques qui leur permet de prendre des décisions cohérentes et rationnelles. Le second principe est un retour à la force du marché et sa capacité à résorber les difficultés et les contradictions et à éviter les turbulences et les crises.
Les principes de cette contre-révolution sont le fondement des politiques néolibérales qui seront mises en place à partir des années 1980 et jusqu’à la crise de 2008. Ces idées vont dominer le champ économique pour devenir la pensée unique qui rejette tous les autres cadres d’analyse et la diversité de la pensée économique.
Mais, la grande crise de 2008 sera à l’origine d’une importante critique de la pensée néolibérale et des principes de la contre-révolution. On assistera alors à des tentatives de renaissance de la pensée keynésienne et à un retour de l’Etat et de son rôle social.
Or, ces tentatives sont restées limitées et ne seront pas en mesure de construire une nouveau cadre de pensée économique capable de faire sortir la pensée économique de son enfermement et de l’ouvrir sur le contrat social en crise et la nécessité de reconstruire le lien social dans la plupart des pays. La poursuite de cet enfermement et l’hégémonie de la pensée unique seront à l’origine de la poursuite des politiques néolibérales et la marginalisation des questions sociales alimentant les révoltes et les contestations que nous connaissons depuis quelques années.

L’hégémonie des politiques néolibérales et la marginalisation de la dimension sociale

Les politiques économiques ont été marquées après la révolution keynésienne après la crise de 1929 par un fort interventionnisme étatique afin de sauvegarder l’équilibre de l’ordre capitaliste et de renforcer sa solidité face aux turbulences économiques. En effet, cette crise a montré l’incapacité de la main invisible à résorber toutes les contradictions de l’économie capitaliste, et ces difficultés se transforment en une crise ouverte. Cette dernière a aussi montré que l’économie capitaliste n’a pas la solidité et la stabilité que les pères fondateurs de l’économie politique ont défendues. En effet, la dynamique de croissance de ce régime a été caractérisée depuis son avènement après les révolutions industrielles par une certaine fragilité et la multiplication des turbulences et des crises. Or, s’il a été en mesure de faire face aux crises conjoncturelles, la crise de 1929 a mis en exergue son incapacité à faire face aux crises structurelles qui peuvent remettre en cause son existence.
Ces analyses ont conduit à une conclusion majeure chez les économistes qui concerne la nécessité de faire appel à un acteur externe qui est l’Etat pour jouer un rôle essentiel dans la dynamique du système capitaliste pour renforcer sa stabilité et sa cohérence. Ainsi, depuis cette date, l’interventionnisme étatique sera la caractéristique majeure des politiques économiques jusqu’à la fin des années 1970. Cet interventionnisme prendra des formes différentes dont les actions directes et indirectes. Ainsi, l’Etat aura un rôle de régulation des lois, des règles et des institutions dans le domaine économique afin d’assurer une gouvernance rationnelle de l’économie et de définir le cadre général des stratégies et des priorités économiques.
L’Etat aura également des interventions directes dans les économies par le biais des investissements publics et des entreprises publiques dans beaucoup de domaines économiques allant des infrastructures au transport et beaucoup d’autres secteurs industriels.
L’intervention de l’Etat ne se limitera pas aux aspects économiques mais se prolongera au domaine social où son action sera essentielle pour la construction du nouveau contrat social moderne et pour la stabilité de l’ordre capitaliste et sa légitimité. Dans ce domaine l’Etat effectuera des investissements majeurs dans les secteurs de la santé et de l’éducation qui seront au centre du mécanisme de l’ascenseur social des classes populaires. L’Etat jouera également un rôle majeur dans la mise en place des mécanismes de solidarité sociale à travers les caisses sociales. Et enfin, il contribuera à la réduction des inégalités sociales par le biais des mécanismes de redistribution de la richesse nationale.
La révolution keynésienne, après la crise de 1929, fera de l’Etat un acteur économique majeur dans les pays développés assurant la stabilité du système économique afin d’éviter les fluctuations et les grandes crises. L’action sociale de l’Etat contribuera également à la réduction des inégalités sociales, au renforcement de la légitimité du système capitaliste et à sa stabilité politique.
Mais, la contre-révolution néolibérale du début des années 1980 sera à l’origine d’une forte remise en cause de l’interventionnisme étatique et le considèrera comme un important facteur d’inefficacité économique. Ces critiques radicales seront à l’origine du recul de l’Etat et d’un retour du marché capable selon le nouveau paradigme d’assurer la flexibilité et la cohérence nécessaires au fonctionnement des économies post-modernes.
Depuis cette contre-révolution, les politiques économiques vont se concentrer sur cinq domaines majeurs. Le premier concerne les grands équilibres économiques et particulièrement celui des finances publiques qui deviendra progressivement le centre d’intérêt des politiques publiques. Le second domaine concerne le recul de l’Etat et la nécessité d’accorder un rôle majeur aux mécanismes du marché et qui seront à l’origine des politiques de privatisation des entreprises publiques. Le troisième domaine concerne l’ouverture des marchés sur l’international avec le développement de la globalisation.
Le quatrième domaine est celui de la libéralisation financière qui va se développer particulièrement dans les années 1990 pour devenir une importante industrie dans les pays développés. Le cinquième domaine est celui des politiques monétaires qui sera l’outil privilégié dans l’absorption des turbulences du système économique. La conduite des politiques monétaires sera accordée aux banques centrales indépendantes du politique.
Ces axes vont constituer les priorités des politiques économiques depuis la contre-révolution néolibérale jusqu’à nos jours. Ces choix ont totalement marginalisé les aspects sociaux, contribuant ainsi à la montée des inégalités et des frustrations dans les sociétés démocratiques.
Mais, la crise de 2008 sera à l’origine de fortes critiques des politiques néolibérales et ouvrira la porte au retour de l’Etat et à son interventionnisme dans le domaine économique. Mais, ces critiques ne dureront qu’un temps et le cadre néolibéral parviendra à rétablir son hégémonie et sa domination intellectuelle et politique.
Les institutions financières internationales contribueront à l’hégémonie de la pensée néolibérale sur les politiques et les grands choix économiques.

L’hégémonie des grandes institutions et la fermeture des tentatives de rénovation des politiques économiques

Les grandes institutions internationales ont joué un rôle majeur dans l’hégémonie et la domination du paradigme néolibéral particulièrement après la crise de la dette dans les pays en développement au milieu des années 1980.
Ces institutions sont apparues à la fin de la Seconde Guerre mondiale suite aux accords de Bretton Woods en 1944 pour la gouvernance de l’économie mondiale entre les vainqueurs et particulièrement les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Ces accords ont donné un rôle important à ces institutions. La Banque mondiale devait se concentrer sur la reconstruction de l’Europe détruite par la guerre et le FMI sur l’organisation des paiements internationaux. Les institutions sœurs de Washington vont devenir le bras financier du nouvel ordre économique international issu de la guerre. Elles se limiteront jusqu’au milieu des années 1980 au financement des projets de développement sans intervenir dans les grands choix de développement des pays.
Mais, le rôle de ces institutions va changer de manière radicale à partir du milieu des années 1980, suite à la crise de la dette qui commence au Mexique en 1982. Le FMI et la Banque mondiale, ainsi que les autres institutions multilatérales qui ont été créées, vont passer du rôle de financement des projets du développement à un interventionnisme plus actif dans les choix économiques des pays et particulièrement les pays en développement.
Ces institutions vont devenir, depuis la domination du paradigme néolibéral dans les années 1990, les gardiennes du temple de l’orthodoxie en matière de politique économique dans les différentes régions du monde.
Cet interventionnisme actif, particulièrement dans les moments de crise, va réduire la capacité des économistes à définir des stratégies de développement différentes et à opérer des politiques économiquse éloignées du carré des choix imposés par la pensée unique.
Les transformations économiques, particulièrement la globalisation, vont contribuer à l’hégémonie de ces choix et des grandes options de politique économique en vigueur.

La globalisation et les grands choix de politique économique

Dans l’analyse de l’échec des économistes à répondre à la misère du monde, il est important de mentionner les grandes transformations que le monde a connues et plus particulièrement la dynamique de la globalisation et ses effets sur les grands choix de politique économique.

Avant d’aborder la globalisation, il est important de revenir sur l’Etat-nation qui a constitué le cadre politique et institutionnel hégémonique à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. L’Etat-nation a permis de lier les frontières politiques et les frontières géographiques pour faire de cet espace, le lieu privilégié d’affirmation de la souveraineté dans les différents domaines dont le domaine économique. Ces frontières ont permis aux Etats de mettre en place leurs politiques économiques et de défendre leurs intérêts dans le cadre des frontières de l’Etat-nation.
Ce cadre a connu un début d’effritement avec la montée de la globalisation au milieu des années 1980 et le recul de l’Etat-nation et de sa capacité à défendre sa souveraineté dans le cadre des frontières nationales. Les politiques économiques néolibérales avaient largement contribué à ces évolutions, en favorisant une plus grande ouverture des frontières nationales pour les grandes firmes transnationales, les investissements directs étrangers et le commerce international pour faire de la planète un grand village. En même temps, les expériences d’intégration régionale ont largement œuvré au recul de la souveraineté nationale et des frontières de l’Etat-nation.
Les transformations économiques et la globalisation croissante ont participé au recul de l’indépendance des choix de politique économique et de la souveraineté des politiques économiques. Parallèlement au recul des frontières de l’Etat-nation, la globalisation sera au cœur de deux évolutions majeures : une plus grande concurrence entre les pays afin d’attirer les investisseurs et un grand alignement des politiques économiques. Ensuite, la globalisation sera à l’origine d’une explosion des inégalités et de la marginalisation des classes moyennes et des couches populaires.

Que faire ?

La pensée économique et les économistes traversent aujourd’hui une crise majeure du fait de leur incapacité à ouvrir de nouvelles perspectives de croissance et de développement et à lutter contre l’augmentation de la pauvreté et de la marginalité sociale qui sont au cœur de cette nouvelle vague révolutionnaire qui secoue notre planète. La faillite des économistes trouve ses origines dans quatre causes majeures, dont l’hégémonie du paradigme néolibéral et sa coupure des réalités du monde social, la poursuite des politiques néolibérales, le poids des institutions financières dans la défense de ces politiques et la globalisation qui a joué un rôle majeur dans le recul de la souveraineté de l’Etat-nation par rapport aux politiques économiques.

La question qui se pose est d’identifier les voies de sortie de cette crise et la faillite des économistes. Pour sortir de cette crise, il faut éviter la soumission à ces évolutions et la réponse populiste qui est de réfuter ces évolutions.
Il est donc nécessaire de développer un discours rationnel capable d’apporter des réponses aux grandes inconnues de l’équation de la croissance et du développement économique. Il faut en même temps maintenir les grands équilibres et redonner l’espoir aux couches populaires et aux classes moyennes, en faisant face à la marginalisation sociale et à la lutte contre la pauvreté par le biais de la reconstruction du contrat social qui constitue la meilleure garantie pour la stabilité politique et sociale.

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