Daïmi révèle des dossiers de corruption à la CTN

Le député Imed Daïmi a révélé jeudi des affaires de corruption dans la Compagnie tunisienne de navigation (CTN).
Il a publié un blog dans lequel il accuse le président directeur général de dissimuler des pratiques illicites de certains directeurs à la CTN qui auraient désigné des proches sur lesquels pèsent quelques soupçons.
Il a souligné que parmi les dossiers couverts par le PDG et le directeur de l’inspection figure celui d’un syndicaliste corrompu qui est un proche du PDG. Il serait impliqué dans le vol de fonds publics en obtenant des récépissés d’essence d’une valeur supérieure à 20 000 dinars et en entraînant des pertes pour la société par voie de location d’une maison de fonction de plus de 60 mille dinars par mois.
Il aurait également dépensé des dizaines de milliers de dinars provenant de la trésorerie de la société directement sans consulter celle-ci.
Daïmi a indiqué que le PDG couvrait des dossiers plus dangereux, y compris la manipulation du système de réservation et le système de maintenance des navires pour permettre aux entreprises privées de réaliser des opérations de maintenance à des prix fictifs, y compris des commissions élevées pour des complices.
Le député accuse le PDG de dissimulation de milliards d’écritures comptables en faveur des clients en échange de pots-de-vin et d’avantages illégaux.

Daimi a conclu son blog en déclarant:  » Aujourd’hui, nous tenons à faire porter la responsabilité au PDG Mohamed Hafedh Cherif devant le peuple tunisien pour qu’il envoie tous les dossiers en sa possession et en la possession de l’inspection au parquet dans les prochains jours. Sinon, nous ferons parvenir les dossiers au parquet, et placerons le PDG en haut de la liste des accusés afin de lui faire assumer sa responsabilité devant le tribunal ».
Daimi a récemment annoncé la suspension d’un employé de la société de transport de Tunis pour fraude, manipulation de fonds publics et perte de 16 millions de dinars suite à une plainte déposée devant le pôle judiciaire économique.
H.A.
Lire aussi
commentaires
Loading...