Les dessous d’une éviction qui ne dit pas son nom

Les tunisiens voteront demain pour élire un nouveau président de la république. Dimanche dernier, ce sont les nouveaux membres de l’assemblée des représentants du peuple qui l’ont été et les consultations ont déjà démarré pour la formation d’un nouveau gouvernement. Cela sous-tend qu’il ne reste plus beaucoup de temps à l’équipe de chahed à la Kasbah, les choses devant aller très vite, sauf imprévu. On n’est pas à l’abri d’une surprise.
Chose intrigante c’est le communiqué portant nomination d’un nouveau secrétaire général du gouvernement – toutes nos félicitations à Abdellatif Hmam – et qui ne donne aucun élément d’information expliquant cette décision.
Riadh Mouakher a-t-il démissionné? A-t-il été évincé? Et si c’était le cas pourquoi ne le dit-on pas?
L’homme avait à plusieurs reprises fait preuve de fidélité à Youssef Chahed allant jusqu’à laisser tomber son parti d’origine pour rester aux côtés du chef du gouvernement. Il a été l’un des acteurs clé lors de la formation du parti Tahya Tounes, le parti de Chahed.
Comment Chahed accepte-t-il de se séparer d’un aussi fidèle compagnon?
La réponse se trouve justement à ce niveau là, c’est à dire au sein du parti.
Le discrédit de Mouakher a eu lieu au cours du conseil national de Tahya Tounes qui devait décider de la position à prendre pour le deuxième tour de la présidentielle.
Riadh Mouakher a eu une position contraire à celle de Chahed en s’alignant à l’un des candidats. C’était omettre l’animosité qu’avait le chef du gouvernement envers cette personne.
Mouakher a payé son attitude cash sans même avoir été  remercié pour les services rendus. Il n’avait pas le droit de contrarier le grand manitou encore blessé de sa cuisante défaite au premier tour de cette présidentielle anticipée.
Le secrétaire général du gouvernement évincé n’avait pas anticipé la réaction de son chef… de gouvernement.

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