Jhinaoui: « J’ai rendu justice à Bettaieb »

L’ancien ministre des Affaires étrangères Khemaïs Jhinaoui a qualifié le directeur du cabinet présidentiel nouvellement nommé, Tarek Bettaieb, « d’ambassadeur compétent, inébranlable et expérimenté », soulignant qu’il figurait bel et bien parmi les douze diplomates contre lesquels avaient été intentés des poursuites par le gouvernement de la Troïka et probablement par le gouvernement qui avait suivi dans des affaires de corruption et de dépassements en matière de gestion financière. 
Jhinaoui, qui s’exprimait durant l’émission »Tounès Al Yaoum » sur Al Hiwar Ettounsi a déclaré que, lorsqu’il avait été nommé au ministère des Affaires étrangères, il avait trouvé douze plaintes contre les meilleurs diplomates, y compris Bettaieb qui était alors ambassadeur aux Émirats Arabes Unis, notant qu’il aurait bien pu garder commodément la situation intacte et geler leurs activités.
« Au contraire, j’ai écrit au ministère de la Justice sur la situation de ces diplomates, poursuit-il. Le ministre m’a répondu verbalement, m’assurant que ces affaires resteront ouvertes durant de longues années. Après une carrière de 41 ans, je ne peux pas maintenir mes collègues de la diplomatie dans une situation de gel, sans nomination ou sans régler leur statut. »
Il a déclaré avoir nommé Tarek Bettaieb à la tête d’un service au sein du ministère, avant de le charger au sein de son cabinet du dossier libyen, puis de le nommer ambassadeur de Tunisie à Téhéran, « qui reste un des points cardinaux de la diplomatie internationale », selon ses dires.
Jhinaoui a par ailleurs défendu avec acharnement le ministre des Affaires étrangères par intérim, Sabri Bachtobji, estimant qu’il était un ambassadeur compétent et qu’il en a apporté la démonstration.
Quant à la participation de ce dernier au sommet de Varsovie, ou à ce qu’il était convenu d’appeler  » la conférence de la transaction du siècle », à laquelle avait pris part Benjamin Netanyahu, il a assuré que  Bachtobji y avait représenté la Tunisie de la meilleure manière qui soit.
« La position de la Tunisie consiste à rejeter la coopération économique si on n’imposer pas d’évoquer les problèmes politiques en suspens », a-t-il conclu.
H.A.
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