Elections : les perdants s’agitent!

Il ne manquait plus à la sauce électorale que cette affaire de lobbying pour la pimenter un peu plus.
Dévoilée le 2 octobre par un tweet lâché par un certain Sharan Grewel, à quelques jours des législatives du 6 octobre et à un peu plus d’une semaine du deuxième tour de la présidentielle du 13 octobre, cette affaire n’arrête pas d’alimenter les débats et de faire réagir particulièrement les perdants du premier tour de la présidentielle anticipée qui ont vite fait de se mettre en rang d’attaque pour crier au scandale.
Nabil Karoui, candidat au second tour, en prison depuis le 13 août dernier pour soupçons de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, se trouve mêlé à une nouvelle sale affaire que certains décrient comme une machination visant à nuire encore plus à un candidat qui a les faveurs d’un certain électorat et que d’autres exploitent pour l’attaquer de front.
C’est ainsi que lors de sa dernière sortie médiatique, Youssef Chahed, président du parti Tahya Tounes n’a pas raté l’occasion pour tirer à boulets rouges sur le candidat incarcéré considérant que le document relayé sur les réseaux sociaux est « dangereux » et rappelant qu’il avait mis en garde contre ce qu’il considère comme étant « la mafia et ses bras médiatiques ». Pour étayer cette attaque, Chahed prendra à témoin la position d’Attayar qui a appelé la justice à ouvrir une enquête à ce propos.
En effet, le Courant démocratique (Attayar) a appelé le procureur de la République du Tribunal de première instance de Tunis, ce jeudi 3 octobre 2019, à ouvrir une enquête sur cette affaire de lobbying.
Attayar, dans son appel, fait peser de graves accusations sur les parties concernées par cette affaire dont des soupçons de crimes liés à l’atteinte à la sûreté de l’Etat, au blanchiment d’argent, de crimes de change et de financements reçus de l’étranger. Sliti, porte-parole du pôle judiciaire à annoncé que ce dernier a pris l’affaire en main.
Attayar précisera, par ailleurs que, le parti islamiste Ennahdha est concerné par sa dénonciation car il aurait fait appel à des agences étrangères de lobbying.
Amère constant à la veille du silence électoral, quand on voit la tournure prise par le discours électoral développé par les différents protagonistes. Résultat: la scène politique nationale s’enflamme et tous les coups sont désormais bons pour les adversaires politiques pour se tirer les uns sur les autres, alors que les attentes des citoyens appelés à voter en leur faveur restent dans les oubliettes.
Sur un autre plan et avec le démarrage de la campagne pour le 2è tour, le second candidat arrivé en tête du premier tour de la présidentielle est l’objet d’une campagne de propagande hostile qui a été lancée depuis l’annonce de sa victoire. Une campagne qui tourne presque à un lynchage de la part de certains médias qui ont fait de lui, vu qu’il se présente comme anti-système, un danger voire une menace pour le processus démocratique.
Parallèlement à cette agitation, c’est la déprime qui frappe l’électorat et la crainte d’un taux d’abstention plus important que celui de la présidentielle hante les esprits. L’électeur, quant à lui, est perdu entre la multitude de listes et de candidats et l’absence de programmes ou de vision Claire pour l’avenir.
Longue sera la journée du dimanche en attendant que les urnes livrent leur contenu et brisent le silence qui règne à partir de ce vendredi à minuit.

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