Algérie: appel au boycott de l’élection présidentielle

« Non au vote » est le slogan scandé dans les rues d’Alger et de plusieurs grandes villes algériennes par des millions d’Algériens qui ont manifesté le refus de l’élection présidentielle prévue pour le 12 décembre 2019.
C’est le 33e vendredi consécutif de mobilisation pacifique dans les rues algériennes où les foules ont exprimé leur refus du « système  » et de l’élection présidentielle qui aura lieu le 12 décembre  » voulue par le pouvoir l’armée » selon les manifestants.
Hier ,vendredi 5 octobre 2019 comme chaque vendredi depuis le début du « Hirak  » en février 2019 a connu des manifestations massives dans les rues d’Alger cœur ainsi que dans d’autres villes du pays.
« C‘est notre pays, c’est à nous de décider de notre destin et il n’y aura pas de vote« , étaient les mots d’ordre des manifestants qui rejettent la tenue de ces élections. Malgré une présence policière et militaire de plus en plus répressive, les manifestants ont refusé de plébisciter le chef d’Etat-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a appelé à considérer ces élections comme « la seule sortie possible de la crise Algérienne ».
En effet général Gaïd Salah a adressé en début de semaine un message à « ceux qui perturbent le processus électoral, gage de démocratie et vœu de la majorité du peuple algérien » selon lui.
C’est pourtant ce même peuple algérien qui était pour la 33e semaine dans la rue pour manifester contre un « scrutin simulacre ». Les manifestants dénoncent des « élections organisées par « les dinosaures » du régime Bouteflika et de l armée.
L’ancien ministre de l’Intérieur de Bouteflika et actuel Premier ministre « Noureddine Bedoui, ‘Abdelmadjid Tebboune et Ali Benflis, « des proches du Président déchu Bouteflika et que le pouvoir ( armée)veut présente comme des alternatives démocratiques. « Il n est pas question de voter dans ces conditions », rapportent les médias locaux.
Selon les manifestants, ces élection ne serviront qu’à pérenniser un « système « qui reste au pouvoir malgré le départ d’Abdelaziz Bouteflika en février 2019.
A.D.D
*Photo d’illustration 
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