Affaire Walid Mbarek: appel pour l’éviction de la gouverneure de Nabeul

L’affaire du chauffeur au gouvernorat de Nabeul, Walid Mbarek prend de l’ampleur et met en émoi les citoyens de la ville de Nabeul et alentours.
Renvoyé de son travail sur décision de la gouverneure Salwa Khiari pour avoir révélé un cas de soupçon de corruption dans la vente et l’exploitation du produit des oliveraies de la résidence du gouverneur de Nabeul (ou plutôt le Palais du gouverneur pour ceux qui le connaissent !), et de l’exploitation du parc automobile du gouvernorat à des fins personnelles, le chauffeur et son épouse observent ces derniers jours une grève de la faim et menacent de s’immoler par le feu.
Harcelé, Mbarek a été condamné par contumace à un an et demi de prison ferme, mais il a fait appel de ce jugement.
Privé de son salaire depuis six mois, il passe ses journées dans une « tente de protestation » juste devant le siège du gouvernorat, sur l’avenue la plus importante de la ville de Nabeul fréquentée par les visiteurs de la ville et les touristes étrangers.
La campagne de soutien « Rajjaâ Walid » (réintégrer Walid) a recueilli quatre mille signatures de soutien des citoyens de la ville.
Walid Mbarek a obtenu par dessus le marché depuis le 20 août dernier un document de la part de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), attestant qu’il est un lanceur d’alerte (« Mobligh« ), et qu’à ce titre, il doit être protégé et soutenu.
La cellule régionale de l’Observatoire de la transparence et de la bonne gouvernance a appelé vendredi dans un communiqué à l’éviction de la gouverneure de Nabeul, et à réintégrer Walid Mbarek dans son travail, tout en appliquant l’article 35 de la loi 10 de l’année 2017 relative à l’information sur la corruption et la protection de chaque lanceur d’alerte contre toute forme de harcèlement.
Le président de la cellule régionale de l’Observatoire, Larbi Hajji dénonce le harcèlement exercé par la gouverneure « à l’encontre du chauffeur abusivement licencié de son travail ».
Il prévient Salwa Khiari , »qui a fait fi de la décision de l’INLUCC de protéger le lanceur d’alerte, contre le sentiment de colère qui habite les citoyens et toutes les composantes de la société civile de Nabeul« .
Le communiqué publié à l’occasion rappelle les « problèmes » laissés en héritage par Khiari lors de son passage par le gouvernorat de l’Ariana, et dénonce « son obstination à ne pas appliquer une décision de l’Instance nationale de lutte contre la corruption« .
H.A. 
Lire aussi
commentaires
Loading...