Abir Moussi: « Le PDL décidera ce jeudi qui il soutiendra aux présidentielles »

La présidente du Parti Destourien Libre, Abir Moussi  a annoncé jeudi sur Jawhara FM que le Bureau politique de son parti se réunira jeudi soir, à 20H pour décider s’il va soutenir un des deux candidats au second tour des présidentielles, et lequel.
« Le PDL va adopter une position allant dans le sens de l’intérêt du pays et de ses principes constants, sans aucune précipitation et après mûre réflexion, a-t-elle insisté. Notre parti prendra les mesures adéquates contre tous ceux qui ne respecteraient pas ses choix et sa ligne directrice. Nous ne croyons pas à la neutralité. Actuellement, ce n’est pas le moment des rencontres avec autrui. Cela viendra après le 2e tour des présidentielles« .
Par ailleurs, la dirigeante du PDL a dénoncé « l’argent politique ».
« Ennahdha profite de l’impunité. Si le peuple avait su ce qu’il en était advenu de notre plainte contre « tasfir » des jeunes tunisiens en Syrie. Et puis, n’avez-vous pas vu l’argent qui a coulé lors des élections ? Déjà, depuis 2017, nous avons demandé à résoudre le problème du financement des partis. Maintenant, on nous dit: cette vidéo dénonçant l’achat des électeurs ne prouve rien. Pourtant, tout le monde sait ce qui s’est passé aux élections pour les circonscriptions de l’étranger« .
* »Résister face aux tentations »
Abir Moussi promet que les 17 élus du PDL seront une force de proposition au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
« Nous allons proposer les idées que nous avons véhiculées tout le long de notre campagne, a-t-elle relevé. Nous n’entrerons pas avec Ennahdha dans aucune transaction. J’espère que cette fois-ci les forces proches de nous ne concluront pas un accord avec Ennahdha, et ne faibliront pas face aux tentations ».
« S’il y a des Destouriens qui se sont présentés sur une liste indépendante, et qui veulent nous rejoindre, on ne peut pas leur refuser le droit de revenir dans leur propre maison. A condition de respecter notre ligne de conduite. On étudiera ces situations au cas par cas« , conclut Abir Moussi.
H.A.
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