Une grève mondiale pour le climat : qui s’en soucie ?

S’il y a bien un sujet délaissé par les candidats à l’élection présidentielle ou aux législatives, c’est celui du climat et de l’environnement. On l’aborde, certes, mais timidement, sans conviction. Même l’opinion publique tunisienne, du moins en grande partie, semble ne pas être très préoccupée par cette question. Une preuve ? Qui est au courant de la grève mondiale en faveur du climat qui débute ce vendredi 20 septembre 2019 ?
Friday for Future (un vendredi pour l’avenir) : tel est le nom de cette action d’envergure mondiale organisée dans plus de 150 pays. Ils sont des millions d’étudiants et d’élèves à être descendus dans les rues de Paris, de New York, de Sidney et d’autres capitales mondiales. L’objectif est de dénoncer les atteintes flagrantes à la nature, la dégradation de l’environnement et les actions inefficaces des décideurs politiques.
L’action, soulignons-le, a été lancée par Greta Thrunberg. C’est une jeune suédoise qui est rapidement devenue un symbole dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au total, pas moins de 5000 événements devraient être organisés sur toute la planète ce vendredi dans le cadre du Friday for Future.
Les premiers rassemblement, selon la presse internationale, ont commencé en Europe, notamment en Allemagne. En Asie aussi, une forte mobilisation a été observée, notamment à Bangkok (Thaïlande), où des écoliers ont manifesté pour défendre le climat. D’autres rassemblements ont eu lieu en Inde et en Indonésie. La Chine s’est tristement distinguée ce vendredi, étant donné que toute manifestation a été interdite. Une décision accablante, sachant que le pays est le premier émetteur de gaz à effet de serre dans le monde. Néanmoins, les activistes écologistes ont promis une « mobilisation autrement ».
Comment expliquer qu’un sujet tel que le climat passe inaperçu en Tunisie ? Oui, il est clair que le pouvoir d’achat constitue une question vitale, au même titre que l’emploi, la santé, et bien d’autres. Or, il faut savoir que nous parlons, en écologie, de notre planète. Autrement dit, de notre seul et unique habitat dans notre vaste univers – du moins selon nos instruments d’observation -, avec ses équilibres dont la beauté n’a d’égale que leur fragilité. Sans une Terre protégée, il n’y aura ni politique, ni pouvoir d’achat, ni emploi, ni économie… RIEN ! N’allons pas jouer les donneurs de leçons ou autre, mais l’heure est grave pour notre planète et il est temps que l’écologie bénéficie de tout l’intérêt qu’elle mérite dans notre pays. Les médias, dans ce contexte, ont un grand rôle à jouer.

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