Publication de bulletins de vote sur le Web : 1 an de prison pour les auteurs

Outre les dépassements qui peuvent être commis par les candidats à l’élection présidentielle, il existe ceux qui sont commis par les électeurs eux-mêmes. En effet, certains citoyens se permettent de photographier leur bulletin de vote après avoir choisi leur candidat pour le poster, par la suite, sur les réseaux sociaux.
Intervenant dans Midi Show ce vendredi 13 septembre 2019, le vice-président de l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les Élections), Farouk Bouasker, a justement été interpellé sur ce sujet. Il s’agit, selon lui, d’un crime électoral. Les auteurs sont passibles d’un an de prison. Dans ce même contexte, il a appelé les listes des législatives à se tenir à l’écart des bureaux de vote et de leurs périmètres, appelant, par la même occasion, chacun à respecter le silence électoral.
D’autre part, le vice-président de l’ISIE est revenu sur les infractions commises par les candidats. « Au départ, elles n’étaient pas graves, mais progressivement, nous avons constaté des infractions relatives à la neutralité de l’administration, en plus de l’utilisation des moyens publics par l’un des candidats dans plusieurs régions du pays », a-t-il déclaré. D’un autre côté, certains candidats ont dépassé le plafond des dépenses pour la campagne électorale. Ils risquent, selon Bouasker, de voir leur candidature retirée et de se voir infliger une sanction pécuniaire. « L’ISIE est en train de préparer des rapports et des PV afin de définir les sommes qui ont été dépensées durant la campagne électorale. Une amende de 20 000 TND est infligée à ceux qui violent le silence électoral », a-t-il encore dit.
Le vice-président de l’ISIE a également été interpellé au sujet de Nabil Karoui, homme d’affaires controversé, candidat à l’élection présidentielle et président du parti Au Cœur de la Tunisie. Celui-ci, rappelons-le, est maintenu en détention suite au rejet du recours de son comité de défense par la Cour de Cassation ce vendredi 13 septembre 2019. « Il s’agit d’une question juridique. En tant qu’instance constitutionnelle, nous n’intervenons pas dans la Justice. Nous avons contacté plusieurs parties judiciaires afin de faire appliquer les éventuelles dispositions juridiques en vue de permettre au candidat de s’exprimer dans les médias. Or, la Justice n’a pas réagi positivement à notre requête », a encore déclaré le vice-président de l’ISIE.

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