Faillite de Thomas Cook : la Tunisie exige un remboursement rapide

Comme souligné hier, une réunion d’urgence aura lieu au siège du ministère du Tourisme et de l’Artisanat ce mardi 24 septembre 2019 en vue d’examiner la faillite de Thomas Cook et les solutions envisageables en vue de permettre aux hôtels tunisiens de récupérer leur argent.
Dans Allô Moudir ce mardi, le ministre du Tourisme, René Trabelsi, a assuré que la Tunisie va demander un engagement officiel de la part du Royaume-Uni en vue de rembourser toutes les dettes du tour-opérateur vis-à-vis des hôtels tunisiens. D’un autre côté, la Tunisie va demander à ce qu’elle soit la première à être remboursée. « Nous nous appuierons sur plusieurs arguments. La Tunisie est un petit pays qui vient de sortir d’une crise, d’autant plus que nos hôtels sont incapables de supporter de tels manque-à-gagner. De plus, notre pays s’est montré très actif en vue de dynamiser le tourisme britannique en Tunisie », a-t-il expliqué au micro de Hamza Belloumi.
D’autre part, René Trabelsi a affirmé que ce ne sont pas les actifs qui manquent du côté de Thomas Cook : « Le voyagiste dispose de 107 avions, de 600 agences de voyages et d’hôtels. Le seul souci est le temps que les procédures vont prendre. D’où notre intention de faire accélérer les remboursements », a-t-il ajouté.
« René Trabelsi est-il responsable de la situation puisqu’il a toujours tout fait pour signer des contrats avec Thomas Cook ? ». C’est avec humour que le ministre a réagi à cette critique qui a circulé. « René Trabelsi est responsable de tout en Tunisie. Dieu merci, je n’ai pas été désigné responsable des inondations ! », a-t-il lancé. Revenant sur la dernière rencontre avec les responsables de Thomas Cook, le ministre du Tourisme a assuré qu’aucun contrat n’a été signé. « Thomas Cook a toujours été actif en Tunisie. Les responsables du tour-opérateur nous ont présenté leurs stratégies pour les 3 prochaines années. Ils voulaient travailler sur la formation des travailleurs tunisiens en amenant des formateurs britanniques (la langue notamment) », a encore expliqué René Trabelsi.

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