Déficit commercial aggravé par la dépendance énergétique : quelles solutions ?

Certains indicateurs macroéconomiques ont repris des couleurs à la rentrée en Tunisie, mais ce n’est toujours pas le cas pour la balance commerciale qui enchaîne les records mois après mois. Nous en parlions, d’ailleurs, précédemment : un déficit de 12,86 milliards de dinars. Si le cours du dinar peut expliquer ces mauvais résultats, l’importation de certains produits spécifiques est également en cause, et c’est de l’énergie dont nous parlons.
En effet, le déficit énergétique représente à lui seul 37,6% du déficit global, soit près de 4,8 milliards de dinars. Autrement dit, sans ce déficit énergétique, le déficit global se situe à 8 milliards de dinars. Selon les données de l’INS (Institut National des Statistiques), la Tunisie a notamment importé des produits raffinés d’une valeur totale de 4 milliards de dinars, soit 16 points de plus par rapport aux 8 premiers mois de 2018. Elle a importé, d’un autre côté, l’équivalant de 2,5 milliards de dinars de gaz naturel (+71,6 points par rapport à l’an dernier). Néanmoins, il faut souligner que la Tunisie n’a pas importé de pétrole brut, alors que c’était le cas en 2018 : 792 millions de dinars. Ces chiffres démontrent, une fois encore, notre très grande dépendance énergétique. Pour pouvoir remédier à cette situation et compenser le déficit, il faudra miser sur les secteurs dans lesquels nous avons des points forts, à l’instar des phosphates. Or, celui a plus d’une fois été bloqué par les mouvements sociaux. L’autre solution consiste à se tourner vers de nouvelles sources d’énergie, comme l’énergie solaire. Il s’agit d’investissement très onéreux, mais durable dont le retour sur investissement est certain à moyen et long terme.

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