Pour protéger les femmes de ménages, un cadre légal s’impose selon le CREDIF

Les femmes de ménages figurent parmi les employées les plus touchées par l’exploitation inhumaine et la traite des personnes. Plusieurs cas ont, en effet, été recensés en Tunisie. Pour le CREDIF (Centre de Recherches, d’Études, de Documentation et d’information sur la Femme), il important de mettre en place un cadre légal régissant le métier de femmes-hommes de ménage et protégeant les droits des travailleuses.
Le Centre a publié une étude spécifique sur le sujet. Il a insisté sur le fait que la loi doit définir les horaires de travail des femmes de ménages, leurs congés, ou encore leurs salaires. Le texte doit également définir les responsabilités des parties concernées et le système de sécurité sociale.
D’autre part, le CREDIF a appelé à la création de syndicats et d’associations dont la mission sera de protéger les femmes de ménages. « Il faut protéger leurs droits. Cette catégorie de personnes a subi plusieurs violations et des violences de la part des employeurs. Ces personnes font aussi l’objet d’accusations de vols et de négligence », a déclaré Moez Ben Hmida, sociologue et l’un des auteurs de l’étude du CREDIF.
Le sociologue a précisé que le métier de femmes de ménages s’est développé au fil des années. De fait, outre les tâches domestiques, les travailleuses peuvent contribuer à l’éducation des enfants de la famille ou encore accompagner les personnes âgées. Néanmoins, le spécialiste déplore l’absence d’un cadre légal spécifique pour le métier en Tunisie.

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