Présidentielle anticipée : « les délais constitutionnels risquent d’être dépassés »

Après son intervention sur Express FM le matin de ce lundi 29 juillet 2019, le membre de l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les Élections), Mohamed Mansri Tlili, est revenu sur l’élection présidentielle anticipée dans Houna Shems. Si aucun recours n’est déposé, le scrutin aura lieu à temps. Par contre, en cas de recours, le délai constitutionnel des 90 jours risque d’être dépassé selon Mansri.
D’autre part, le membre de l’ISIE es revenu sur le nombre de listes électorales reçues en vue des élections législatives. Il pourrait atteindre les 1500. « L’affluence vers les bureaux régionaux de l’ISIE est importante dans les régions intérieures. Pour l’heure, on compte 900 listes électorales », a-t-il expliqué dans une déclaration téléphonique.

Le dépassement est inévitable ?
Pour sa part, le vice-président de l’ISIE, Farouk Bouasker, a indiqué que plusieurs éléments risquent de provoquer le dépassement des délais constitutionnels pour l’élection présidentielle. Intervenant dans Midi Show, il a clairement indiqué que ce dépassement était inévitable. « La présidentielle se déroulera en deux tours. En prenant en compte la période des recours pour chaque tour, cela nous obligera à dépasser la période de l’intérim à la tête de la présidence de la République. L’ISIE n’y est pour rien. Depuis 2014, elle a mentionné ce dysfonctionnement et le manque d’harmonie entre la loi électorale et la Constitution en ce qui concerne les élections anticipées », a-t-il expliqué.
Il poursuit en affirmant que le scénario d’une présidentielle le 15 septembre 2019 (premier tour) est le plus réalisable. C’est une date qui a été bien étudiée par le Conseil de l’Instance. « Si les élections sont organisées après le 15 septembre, les 90 jours de la période intérimaire seront dépassés de plus d’une semaine », a-t-il encore expliqué.

Solution : amendement de l’article 49 de la loi électorale
D’autre part, il a indiqué que les résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle anticipée seront annoncés le 16 septembre 2019. « Nous attendrons les recours et les décisions qui seront prises en première instance en conséquence. Reste, par la suite, à fixer la date du second tour », a-t-il encore dit.
Pour éviter de dépasser les délais constitutionnels, Farouk Bouasker a souligné que l’une des possibilités était la victoire d’un candidat dès le premier tour, ce qui est très peu probable. Il suggère, par la suite, l’amendement de l’article 49 de la loi électorale relatif au délai des recours.
A titre de rappel, l’élection présidentielle anticipée est prévue pour le 15 septembre 2019. Les dates des législatives, pour leur part, restent inchangées : le 6 octobre 2019 en Tunisie et les 4, 5 et 6 octobre 2019 à l’étranger.

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