Nouvelles dispositions du VISA Schengen : « un moyen d’exclusion » selon des chercheurs

La dernière annonce de l’Union Européenne (UE) sur l’augmentation des tarifs du VISA Schengen a été très critiquée par les citoyens des pays concernés, dont la Tunisie. La politique migratoire de l’UE a justement été au centre d’une réunion de chercheurs spécialisés dans la migration.
S’exprimant dans une déclaration accordée à l’agence TAP, le professeur Mohamed Limam a indiqué que l’UE ne respectait pas la législation relative à la migration et aux VISA. « Ces éléments sont devenus un moyen d’exclusion et un instrument de violation des Droits de l’Homme », a-t-il déclaré.
De son côté, le professeur Mehdi Eech considère que certaines sociétés spécialisées dans l’octroi des VISA font du profit en proposant des frais supplémentaires exorbitants. « C’est inacceptable, d’autant plus que ces sociétés ne prennent pas en compte les Droits des demandeurs de VISA. Elles se sont appropriées le rôle des consulats et des ambassades », a-t-il expliqué, assurant que le VISA Schengen ne s’inscrit plus dans l’optique de son objectif humanitaire. « Les lois européennes sont [théoriquement] sont plus flexibles que ce que l’on peut constater dans la pratique », a-t-il encore noté.

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