Marouane Al Abassi : « nous devons nous remettre au travail »

La mission du Fonds Monétaire International (FMI), entamée dans le cadre de la 5ème revue du suivi des réformes économiques, a pris fin ce mercredi 17 juillet 2019. Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, était présent au côté du chef de la mission du FMI en Tunisie, Bjorn Rother, lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi. Ce dernier, rappelons-le, a fait un compte rendu du rapport de l’institution internationale que vous pouvez retrouver dans cet article.
Le gouverneur de la BCT est revenu sur la politique monétaire entamée par l’institution en vue de faire pression sur l’inflation et d’améliorer le cours du dinar. Grâce à l’augmentation du taux directeur, l’inflation a été contenue selon le gouverneur. « Il est vrai que la hausse du taux directeur de mars dernier a affecté les ménages, mais ça commence à payer. En une année, il a augmenté de 175 points », a-t-il souligné.
Sur le plan des investissements, Abassi affirme que certains secteurs, à l’instar du textile et de l’habillement, offrent plusieurs possibilités. D’ailleurs, les investisseurs l’ont bien compris. « D’ici la fin de l’année, nous espérons un retour des IDE (investissements directs étrangers). Nous sommes en train de stabiliser l’économie sur le plan macroéconomique et les résultats sont encourageants », s’est-il félicité.
Le gouverneur est, d’un autre côté, revenu sur les derniers prêts contractés par la Tunisie, à l’instar de sa sortie sur les marchés financiers internationaux à travers laquelle un crédit de 700 000 millions d’euros lui a été accordé. Cet argent devait rentrer plus tôt selon Abassi. De fait, la 5ème revue était prévue pour décembre 2018, mais en raison des augmentations salariales, le FMI l’avait reportée pour avril 2019. C’est ce qu’attendaient les bailleurs de fonds pour pouvoir prêter à la Tunisie. Ces financements, poursuit-il, sont inscrits dans le budget de l’État et ils ont permis son exécution. « Il était difficile de ne pas avoir pu obtenir ces fonds en début d’année », a-t-il encore déclaré.
D’autre part, le gouverneur de la BCT a exclu toute nouvelle hausse du taux directeur, du moins pour le moment. Il n’y a pas 36 000 solutions, selon lui, pour redynamiser l’économie : « nous devons nous remettre au travail dans tous les domaines, notamment au niveau de la production des phosphates et de l’administration », a-t-il dit.

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