La présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne

Par Dan Stoenescu,
Ambassadeur de Roumanie à Tunis

La Présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne était la première depuis l’adhésion de la Roumanie à l’UE en 2007 et elle a produit des résultats considérables au premier semestre de 2019. La Roumanie s’est engagée dès lors à préserver la continuité de l’agenda européen et le faire avancer tout au long du mandat. À cet égard, nous avons travaillé d’une manière intensive, constructive et inclusive afin de préserver l’unité et renforcer la cohésion auprès de l’Union européenne, conformément au principe de la présidence – « la Cohésion en tant qu’une valeur européenne commune ».
La mission de la présidence roumaine du Conseil de l’UE était notamment de servir en tant qu’intermédiaire honnête et de trouver un terrain d’entente pour progresser. La présidence a dû exercer ses activités dans un contexte particulièrement complexe, marqué par le Brexit, les élections européennes et le processus de réflexion sur l’avenir de l’Europe. Ces développements ont également influencé l’agenda et les priorités de la présidence roumaine. Dans ce contexte, la présidence roumaine a réalisé des progrès constants dans les quatre piliers d’action définis au début de son mandat: (1) l’Europe de la convergence, (2) l’Europe de la sécurité, (3) l’Europe en tant qu’acteur mondial et (4) l’Europe des valeurs communes. En effet, la présidence roumaine a contribué d’une manière substantielle, intégrée et cohérente à la fois interne et externe en vue d’avancer l’agenda européen.
Le Sommet de Sibiu, qui s’est tenu le 9 mai, a été un moment clé de ce semestre et a transmis un message d’unité au sein de l’Union européenne et d’un ferme engagement en faveur d’une action commune à l’avenir. Les négociations sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 ont constitué une priorité importante de l’agenda de la présidence roumaine, qui a réussi à faire avancer les travaux sur ce dossier stratégique, étroitement lié aux priorités politiques de l’UE pour les années à venir. Les aspects du Brexit ont été un autre domaine prioritaire important. Par ailleurs, la présidence roumaine a coopéré étroitement avec les institutions européennes et les États membres afin de faciliter l’adoption de toutes les mesures nécessaires dans le cadre de cette évolution.
En ce qui concerne les progrès réalisés dans chacun des quatre piliers définis comme domaines prioritaires par la présidence roumaine: Au titre du 1er pilier,  « l’Europe de la convergence », la présidence roumaine visait à assurer la convergence et la cohésion en Europe en vue d’un développement durable et équitable pour tous les citoyens et les États membres. À cet égard, la présidence s’est concentrée sur des mesures visant à consolider et à approfondir le marché intérieur de l’UE dans toutes ses dimensions, parallèlement à l’élaboration d’une vision à long terme dans ce domaine, tout en tenant compte des défis et de l’évolution de la scène internationale. Au titre du 2ème pilier « l’Europe de la sécurité », la présidence roumaine visait à renforcer la sécurité des citoyens de l’Union, parallèlement au développement du dialogue et de la coopération avec des partenaires tiers afin de garantir une réponse cohérente aux nouveaux défis liés à la migration illégale ou à l’augmentation des menaces terroristes.
Afin de promouvoir « l’Europe en tant qu’acteur mondial », la présidence visait à consolider le rôle mondial de l’UE en promouvant la politique d’élargissement, l’action de l’UE dans son voisinage, la mise en œuvre de la Stratégie Globale et tous les engagements de l’UE. Au titre du 4ème pilier, «l’Europe des valeurs communes», la présidence visait à promouvoir des politiques de lutte contre la discrimination, en garantissant l’égalité des chances et l’égalité de traitement des hommes et des femmes.
Les actions liées à l’agenda externe de la présidence roumaine, regroupées sous le pilier «l’Europe en tant qu’acteur mondial», ont reçu une rétroaction positive sur le plan organisationnel, les discussions et le contenu. La bonne coopération avec le Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE), en termes de complémentarité et de réactivité, a fortement contribué à ce résultat positif.
Grâce à la détermination et à l’enthousiasme conférés par le premier mandat en tant que Présidence, nous avons pu concrétiser toutes nos priorités ; Nous avons réussi à maintenir la priorité des Balkans occidentaux à l’agenda, nous avons tenu compte des relations UE-Turquie, du partenariat oriental, de l’Asie centrale, de la région de la mer Noire, du programme de sécurité (EUGS et PSDC), et de la contribution cohérente à la vocation multilatérale de l’UE.

Au cours de la présidence roumaine, une attention particulière a été accordée à l’action de l’UE dans les Balkans occidentaux. Malgré un contexte politique complexe, nous avons réussi à maintenir les conditions nécessaires à la poursuite du programme d’élargissement en maintenant l’engagement de nos partenaires et le dynamisme de nos discussions. Nous avons organisé de nombreuses réunions avec les pays candidats, notamment le déjeuner WB6 en marge de la réunion « Gymnich » à Bucarest. Cela a favorisé à la fois la garantie de l’attention que nous accordons à la région, ainsi qu’un échange de vues informel, d’autant plus nécessaire pour donner une impulsion à la région.
Nous sommes heureux d’avoir constaté que les conclusions du CAG du mois de juin sur l’élargissement adoptées sous notre présidence restaient dans l’esprit de l’engagement déjà pris l’année dernière par les États membres de l’UE. Il est essentiel d’éviter le recul et nous espérons que les prochaines évolutions confirmeront la volonté de l’UE et sa capacité à tenir ses promesses, ainsi que le maintien du niveau d’enthousiasme nécessaire dans la région.
De notre point de vue, au-delà du processus d’élargissement, la réalité régionale demande instamment une attention particulière. En raison de cette perception, nous avons encouragé une réflexion sur la manière de donner la priorité à la coopération régionale dans l’Europe du Sud-Est, notamment sur la manière dont l’UE s’est engagée dans diverses initiatives et structures régionales. La Roumanie a organisé  pour la première fois à Sarajevo, en mars, un atelier régional réunissant des directeurs des Balkans occidentaux des États membres de l’UE, des représentants du SEAE et de la Commission européenne, ainsi que des directeurs des États participant au Processus de coopération de l’Europe du Sud-Est. Nous visions attirer l’attention de l’UE et de la région sur un changement conceptuel de la coopération régionale, fondé sur une utilisation plus efficace des mécanismes de coopération régionale disponibles.
Stimuler l’engagement civique des jeunes de la région, était d’un intérêt majeur pour nous, notamment en organisant une conférence à Bucarest sur ce sujet en mois de mai, qui a été l’un des temps forts de notre présidence. Notre initiative a créé un environnement positif pour inciter les jeunes à trouver/améliorer leurs perspectives professionnelles dans leur propre pays d’une manière créative. Par ailleurs, les discussions ont permis le transfert de meilleures pratiques et le partage d’expertise entre jeunes professionnels dans le processus de réformes économiques, de démocratisation et de participation civique.
Au cours de notre présidence, après quatre ans d’arrêt, la 54ème réunion du Conseil d’Association UE-Turquie s’est tenue à Bruxelles en mois de mars. Elle a été une occasion utile de souligner les relations UE-Turquie et d’échanger des points de vue sur plusieurs questions. Cet événement constituait un résultat important de la présidence roumaine, qui a déployé des efforts considérables pour le rendre possible, malgré les réserves initiales sur le sujet.
Le partenariat oriental faisait également partie des priorités de notre programme et nous sommes heureux d’avoir contribué à la célébration appropriée de l’anniversaire de cette initiative. La conférence du 10e anniversaire du partenariat oriental organisée début mai par la COM et le SEAE sous les auspices de la présidence roumaine du Conseil a montré l’unité et transmis un message positif sur notre partenariat, qui révèle une importance stratégique. En outre de cet élan symbolique, nous avons investi dans le patrimoine visionnaire de notre présidence. Il convient de mentionner le processus de réflexion sur la prochaine décennie de coopération du partenariat oriental après 2020, généré par nos discussions lors de la réunion « Gymnich » au début de notre présidence. Cela a fourni un élément positif afin de renouveler l’engagement européen envers cette région.
Il est indéniable que la Roumanie est un État membre dont le voisinage est plus diversifié. Nous avons réussi à apporter des éléments de spécificité et d’expertise à l’UE, tels que la région de la mer Noire, où nous devons continuer à renforcer des domaines particuliers dans lesquels la coopération maritime pourrait fonctionner. Au cours de sa présidence, la Roumanie a mené de nombreuses actions dans plusieurs domaines relatifs à la relance de l’attention de l’UE sur la coopération dans la région de la mer Noire, par le biais de débats animés sur ce sujet au sein de groupes de travail compétents, mais également dans le cadre de notre dialogue permanent avec le SEAE.
Nous sommes parvenus à l’adoption de l’Agenda maritime commun suite à la réunion ministérielle de Bucarest, en mois de mai, ainsi que le programme stratégique pour la recherche et l’innovation, en mettant en exergue la coopération sectorielle qui est plus forte et plus pragmatique dans la région, à moyen et long terme. La mise en œuvre des agendas apportera des avantages substantiels aux communautés côtières de la région et contribuera à attirer les investissements étrangers et les fonds de l’UE. Les deux programmes permettront également à l’UE de mieux cibler et de consolider son engagement politique, sectoriel et financier en faveur des projets régionaux de la mer Noire. À cette fin, nous nous félicitons de ce que le CAE ait adopté en mois de juin les conclusions du Conseil sur l’engagement de l’UE dans la région de la mer Noire.

La présidence roumaine a accordé une attention particulière aux relations UE-Asie centrale, renforcées par la stratégie récemment adoptée par l’UE afin de connecter l’Europe et l’Asie. Nous avons organisé en collaboration avec le SEAE en mois d’avril une conférence de haut niveau sur l’importance de l’Asie centrale pour une connectivité durable, complète et régie par des règles. La réunion a été très bien accueillie, considérée comme une plateforme importante pour le développement durable dans la région. Nous nous félicitons de ce que le Conseil, sous notre présidence, ait adopté des conclusions sur une nouvelle stratégie de l’UE à l’égard de l’Asie centrale, en adaptant la politique de l’UE aux nouvelles opportunités qui se sont présentées dans la région.
Il est important de mentionner que de nombreuses discussions sous notre présidence ont porté sur la Chine et plus particulièrement sur ses relations de partenariat stratégique avec l’UE (à commencer par le niveau Gymnich en février, qui s’est poursuivi avec la CAE en mars en présence du ministre chinois des Affaires Etrangères, le conseiller d’État Wang Yi et souligner un point sur la Chine à l’agenda du Conseil européen de mars, mais également à d’autres niveaux de travail). Cependant, ces discussions, associées aux résultats attendus de la conférence sur l’avenir des relations UE-Chine (ainsi qu’à la relance de la réunion annuelle entre les chefs d’État de l’UE et le ministre chinois des Affaires Etrangères à Pékin) constituent une contribution nationale à une approche adaptée et productive de l’UE en relation avec cet acteur mondial majeur.
Dans une perspective plus générale, lorsque nous avons discuté du niveau d’ambition de l’action de l’UE, nous étions conscients de la signification concrète de différents choix ou aspirations, en termes de financement. Dans le cadre des discussions sur le futur cadre financier pluriannuel, la présidence roumaine était chargée de diriger le processus de négociation sur la composante externe du CFP, en mettant l’accent sur l’efficacité. Le progrès le plus concret et le plus important est que nous ayons obtenu le mandat partiel pour les négociations avec le Parlement européen concernant les instruments de financement de l’action extérieure.
En outre, au-delà de la dimension financière, la Roumanie a mis un accent particulier sur les outils institutionnels visant à renforcer essentiellement l’efficacité de l’action extérieure. L’optimisation des méthodes de travail résonne avec ce moment de changement généré par les récentes élections européennes. Nous considérons l’éventuelle nécessité de faire progresser ce sujet dans l’agenda européen, y compris dans la perspective de nos propres efforts pour définir un héritage de réflexion sur l’efficacité des méthodes de travail, à capitaliser par la nouvelle HR / VP.
La sécurité et la défense étaient des sujets clés de notre agenda externe. Nos principaux efforts ont été basés sur la capitalisation des progrès réalisés, tant en termes de développement conceptuel de la PSDC, que d’évolutions pratiques, en termes de projets concrets et livrables. Dans une perspective plus pratique, nous avons concentré notre soutien aux efforts des ressources humaines pour consolider le profil fonctionnel de la PSDC, optimiser l’engagement opérationnel de l’UE et renforcer le programme de partenariat et de coopération. En plus de tous ces aspects, nous avons eu un rôle de coordination direct dans plusieurs dossiers législatifs dans le domaine de la coopération en matière de sécurité et de défense. À cet égard, nous avons été à la tête des négociations du trilogue concernant le règlement sur le Fonds européen de défense. Nous avons obtenu l’accord partiel conclu par le Parlement européen à la fin du mois d’avril.
La sécurité devrait être davantage envisagée avec l’approche intégrée, une PSDC civile consolidée, par le biais de la mise en œuvre du Pacte civil, a également été recherchée pour compléter les progrès accomplis dans la dimension militaire. De plus, la Roumanie est ferme dans son engagement en faveur de l’unité, au sein de l’UE, mais aussi dans le cadre des relations entre les États-Unis et l’Union européenne ou entre l’OTAN et l’Union européenne. En se basant sur cette approche, le ministère roumain des Affaires étrangères et l’Institut d’études de sécurité de l’UE (IESUE) ont organisé une conférence de haut niveau à Bucarest afin d’examiner les principales réalisations de la coopération entre l’UE et l’OTAN, ainsi que l’avenir de son partenariat stratégique.
Les conclusions générales de l’événement peuvent être considérées comme une contribution à une réflexion plus approfondie des relations UE-OTAN au-delà de la présidence roumaine du Conseil de l’UE. Nous nous félicitons des conclusions du CAE adoptées en mois de juin, car elles reflètent les progrès réalisés tant sur le plan militaire que civil et la cohérence des mécanismes, tout en réaffirmant la pertinence du programme de coopération UE-OTAN et UE-ONU.
À notre avis, pour que l’UE devienne un centre de gravité en soi, elle doit à la fois formuler ses propres objectifs stratégiques – fondés sur la stratégie globale de l’UE et au-delà -, mais aussi les atteindre efficacement. À cet égard, en collaboration avec l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne (IESUE), nous avons organisé fin février un événement de haut niveau intitulé «Faire face aux menaces hybrides grâce à une résilience consolidée et à une stratégie améliorée». Notre objectif était d’exploiter les enseignements de la coopération avec nos partenaires extérieurs, de tirer des conclusions pertinentes pour les préoccupations européenne en matière de sécurité en termes de liens internes et externes, de lutter contre la désinformation aux moments vulnérables et de renforcer la résilience de la société, des mesures à court terme aux mesures aux politiques à long.
En outre, la présidence roumaine a suivi de près la mise en œuvre du plan d’action de l’UE contre la désinformation et l’a délibérément incluse dans diverses sessions des événements thématiques organisés à Bucarest (telles que « Faire face aux menaces hybrides grâce à la résilience consolidée et au renforcement de la stratégie de communication ») ou « 30 ans après: Leçons du passé, défis du présent, inspiration pour l’avenir »). Ce thème a également été débattu en groupes de travail, en mettant l’accent essentiellement sur les stratégies et les bonnes pratiques.
La Roumanie a contribué à honorer l’engagement de l’UE en faveur du multilatéralisme, troisième élément clé de l’agenda extérieur. Nous avons renforcé la visibilité d’une responsabilité internationale partagée, à savoir la nécessité de renforcer la résilience face aux catastrophes naturelles, thème étayé à l’agenda commun UE-ONU. Des résultats positifs, y compris un engagement renforcé, ont été révélés sur ce sujet, lors de nos discussions à Bucarest, en mois de mars.
L’agenda de coopération UE-ONU est désormais essentiel, car la PSDC peut renforcer les actions internationales au service de la paix sous la direction de l’ONU. La Roumanie a organisé à New York une conférence sur les synergies conceptuelles et pratiques entre les missions de l’UE et de l’ONU, fin mai. Nos conclusions ont formulé des moyens d’accroître l’efficacité en ce qui concerne les missions PSDC – interaction des organisations de la paix, sur la base d’une meilleure coordination, d’une meilleure répartition des ressources et d’une complémentarité des mandats.
Nous apprécions les conclusions adoptées par la CAE en mois de juin dernier sur l’action de l’UE visant à renforcer le multilatéralisme fondé sur des règles, dans la mesure où elles identifient les étapes concrètes que l’UE et ses États membres utiliseront progresser des objectifs tels que l’extension du multilatéralisme aux nouvelles réalités mondiales, le respect des normes internationales ou la poursuite des réformes.
Pour nous, faire progresser le multilatéralisme signifiait également des efforts pour répondre aux tendances mondiales actuelles en matière de coopération internationale pour le développement, fondées sur les principes clés de l’ONU. Nous avons avancé et soutenu les efforts de l’UE pour mettre en œuvre les objectifs de développement durable / l’agenda 2030, en organisant une conférence destinée à stimuler le débat, en mettant en exergue les jeunes, le rôle du secteur privé et la lutte contre le changement climatique. En effet, notre dernier événement à l’agenda externe était le groupe de haut niveau organisé par le ministère roumain des Affaires étrangères, en coopération avec l’UNICEF, dans le cadre des Journées européennes du développement à Bruxelles, qui portait sur des sujets liés à l’éducation.
En outre, notre pays a eu l’honneur d’accueillir à Bucarest la 37ème Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, qui a favorisé un débat constructif en vue d’un renforcement de la coopération ACP-UE et du dialogue politique après 2020.
Dans le cadre de nos priorités extérieures en tant que présidence et sur la base d’une approche créative du chapitre « Une Europe de valeurs communes », le MAE roumain, en collaboration avec la Fondation Européenne pour la Démocratie (European Endowment for Democracy) et d’autres groupes de réflexion, a organisé la conférence « 30 ans après: Leçons du passé, les défis du présent, l’inspiration pour l’avenir ». Nous nous somme concentrés sur les opportunités disponibles ou envisagées pour les nouvelles générations dans le voisinage immédiat de l’UE, sur l’importance de l’engagement civique, sur les dimensions sophistiquées de la numérisation et sur les nouveaux modes de communication.
L’événement comprenait une session spéciale destinée à marquer le trentième anniversaire de la chute du communisme en Europe centrale et orientale, centrée sur les leçons tirées, à utiliser dans le processus de transformation des régions voisines. Des progrès ont été recherchés dans d’autres dossiers tels que la non-prolifération et le désarmement, les droits de l’homme, l’assistance humanitaire, les sanctions, la coopération consulaire, qui ont tous été examinés sous des formes informelles adéquates en Roumanie.
En outre, la présidence roumaine a organisé des réunions qui constituent un précédent intéressant, notamment l’atelier à Sarajevo, la table ronde à Bruxelles sur la coopération UE-États-Unis dans le cadre de la Banque mondiale et de la Turquie, la réunion informelle des directeurs généraux des affaires consulaires, réunion des directeurs de l’ONU.
Un aperçu quantitatif de l’agenda extérieur de la présidence roumaine fait état de seize réunions informelles, associées à treize grands événements thématiques, conçus pour une capitalisation politique plénière. De nombreux autres événements à dimension externe ont été organisés sous les auspices de la présidence roumaine, abordant une variété de sujets (par exemple, la réunion Asie-Europe sur l’éducation ou des événements liés au partenariat oriental sur l’énergie et le numérique).

La présidence roumaine en Tunisie
Au premier semestre de 2019, les événements organisés par l’ambassade de Roumanie à Tunis en marge de la présidence du Conseil de l’Union européenne comprenaient des événements de diplomatie publique et culturelle, des réunions de coordination, des événements politico-diplomatiques et un débat sur le Relation UE-Afrique. Toutes ces activités ont intégré les priorités de la présidence du Conseil de l’UE de notre pays et souligné le rôle de la Roumanie en Europe et le rôle de l’UE en Tunisie comme facteur de modernisation et de développement démocratique, culturel et économique.

Le 30 janvier, l’ambassade de Roumanie en Tunisie a marqué, en présence du corps diplomatique et de hauts responsables tunisiens, la prise de contrôle de notre présidence du Conseil de l’Union européenne. À l’occasion de la cérémonie d’ouverture, des produits bios traditionnels roumains ont été servis, accompagnés d’une gastronomie de différentes régions du pays.
Le 14 février, sous les auspices de la présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne, notre pays a présidé une réunion de coordination des États membres de l’UE sur la coopération consulaire au sein de la délégation de l’Union européenne en Tunisie à Tunis. Parmi les sujets abordés figuraient la mise en œuvre de la Convention tunisienne de l’Apostille de La Haye et des questions liées au statut des citoyens européens en Tunisie.
Lors de la réunion de coordination des 18 chefs de mission de l’UE accrédités à Tunis le 26 février, l’ambassade de Roumanie à Tunis a distribué du matériel promotionnel, tel que des cravates et des foulards traditionnels, fabriqués spécialement dans l’esprit de la tradition européenne pour marquer ce moment. Ils ont également reçu un article de couleur roumaine authentique: mărțișor – l’amulette roumaine traditionnelle annonçant l’arrivée du printemps, du miel d’acacia de Cumpana (de Constanta) et des friandises traditionnelles roumaines.
L’un des objectifs de la Roumanie lors de la présidence tournante du Conseil de l’UE au premier semestre 2019 était de contribuer de manière spécifique au renforcement de la coopération multidimensionnelle de l’UE avec l’Afrique et au renforcement du profil des acteurs mondiaux de l’UE. Ainsi, le 4 avril, l’ambassade de Roumanie à Tunis a lancé une plateforme de débat sur les relations UE-Afrique. Des experts des enjeux africains, des représentants du MAE local, de la délégation de l’UE à Tunis, des ambassadeurs et des diplomates d’États européens et africains (Afrique du Sud, Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Égypte, Gabon, Guinée équatoriale) ont assisté à la réunion. , Libye, Maroc, Mali, Nigéria, Sénégal) accrédités à Tunis.

Le 3 juin, la Roumanie a présidé à Tunis la deuxième réunion consulaire annuelle des États membres de l’UE, au cours de laquelle ont été discutés les thèmes de coopération avec les autorités tunisiennes. Dans le cadre du Festival du film européen (10-16 juin 2019), l’ambassade de Roumanie à Tunis a inauguré cet événement culturel important le 10 juin avec la projection du film « Two Lottery Tickets » de Paul Negoescu à la Cité de la Culture. L’événement a été ouvert par l’Ambassadeur de Roumanie et par l’Ambassadeur de l’UE, Patrice Bergamini, et par Mme Irina-Margareta Nistor, critique de cinéma roumaine bien connue, qui a participé en tant qu’invité spécial. Mme Nistor a également rencontré des étudiants d’écoles de cinéma tunisiennes et des professionnels de l’industrie cinématographique pour discuter de thèmes liés à l’industrie cinématographique, à l’ère communiste et à la liberté d’expression sous la dictature.
Le 12 juin, le ministère des Affaires étrangères de la Tunisie s’est réuni pour la troisième fois dans le dialogue politique de haut niveau UE-Tunisie sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme. La délégation du Service de l’Action Extérieure de l’Union européenne était accompagnée de l’ambassadeur de Roumanie à Tunis, en tant que représentant de la présidence roumaine du Conseil de l’UE et de la Commission de la Politique de Cohésion Territoriale et du Budget de l’UE. En tant que pays président du Conseil de l’Union européenne, la Roumanie soutient les droits de l’homme et la lutte contre la torture. Ainsi, dans le cadre du festival de cinéma « Le cinéma dénonce la torture », qui s’est tenu du 25 au 30 juin, l’ambassade de Roumanie à Tunis a organisé la projection du film de Lucian Pintilie, « Après-midi d’un bourreau », le 29 juin, à la Cité de la culture.
Des réunions ont également eu lieu avec la communauté roumaine en Tunisie à la section consulaire de l’ambassade, ainsi qu’avec des diplomates des pays francophones, afin de présenter les priorités de la présidence roumaine et le rôle de notre pays auprès de l’Union européenne. À la fin de la présidence roumaine du Conseil de l’Union européenne, l’ambassade de Roumanie à Tunis et la délégation de l’Union européenne en Tunisie ont offert le 17 juin un cocktail en l’honneur de la société civile tunisienne. C’est l’un des piliers les plus importants de la jeune démocratie tunisienne et un facteur de progrès réel, ainsi qu’un exemple pour tous les pays arabes et africains de la région. L’événement a eu lieu à l’ambassade de Roumanie et organisé pendant la semaine européenne en Tunisie. Plus de 100 personnes, membres d’organisations non gouvernementales tunisiennes, de la presse et du corps diplomatique ont assisté à la réunion.
Les priorités et les succès de la Roumanie ont été présentés lors de différentes réunions avec le Président de la République, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense intérieure, de la Défense nationale, de la Justice, des Communications et de l’Economie numérique, de l’Agriculture, de la Jeunesse et du Sport, ainsi qu’avec les autorités locales.
L’objectif principal de la présidence roumaine du Conseil de l’UE pour la Tunisie est de renforcer le processus de transition vers la démocratie et de soutenir son développement durable. Au cours de notre présidence, le rôle de la Roumanie a été apprécié non seulement par le corps diplomatique européen, mais également par les autorités tunisiennes qui ont participé aux activités organisées par l’ambassade de Roumanie.
Au cours du dernier semestre de 2019, la présidence du Conseil de l’Union européenne sera confiée à la Finlande, dont le slogan est «Europe durable – Un avenir durable». Les priorités de la présidence finlandaise du Conseil de l’Union européenne consistent à renforcer les valeurs communes et l’état de droit, à rendre l’UE plus compétitive et socialement inclusive, à renforcer la position de l’UE en tant qu’acteur mondial de l’action pour le climat et à protéger globalement la sécurité des citoyens.
A cet égard, je suis convaincu que la prochaine présidence poursuivra les travaux de la présidence roumaine en vue d’une Union européenne plus cohérente, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde entier, et en particulier dans notre voisinage sud-méditerranéen. Je suis convaincu que notre soutien à la jeune démocratie tunisienne et au peuple tunisien frère restera fort.

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