Arab Barometer : ce que les chiffres révèlent sur les tunisiens

Jeudi 18 juillet, la « 5e vague » de l’Arab Barometer a été dévoilée. Réalisée avec l’Institut de sondage One to One, les deux organismes mettent en évidence les principaux défis que doit relever la Tunisie. Basé sur des enquêtes menées entre octobre et décembre 2018, près de 2 4000 personnes ont été interrogées. Emigration, économie, corruption: où en est la pays à l’heure actuelle?

Si ces enquêtes restent des données à analyser avec précaution, elles dépeignent un constat alarmant pour la Tunisie. Par exemple, 56% des Tunisiens de 18 à 29 ont déjà exprimé leur souhait de quitter le pays. Une volonté d’émigrer valable pour 1/3 des interrogés qui ont répondu de manière favorable à la question “Avez-vous déjà pensé à émigrer de votre pays?”.
L’Arab Barometer a également réalisé un classement des principales préoccupations du pays à prendre en compte. Arrive en tête avec 48%, la situation économique, suivie de la lutte contre le terrorisme (13%), la corruption (12%), les problèmes politiques (7%) et enfin la sécurité (5%). A noter que 12% des interrogés n’ont pas souhaité répondre et 3% ne savent pas.
Côté santé et éducation, à la question posée “est-il obligatoire de payer des pots-de-vin pour accéder à un meilleur service public d’éducation?”, le non l’emporte avec 57%. Une avance maigre qui reflète bien le problème de corruption que connaît le pays. Mais un résultat qui reste encourageant par rapport à d’autres pays où le oui l’emporte avec 69% en Égypte par exemple. Étendue au domaine public, la corruption serait « très répandue » et « moyennement répandue » au sein des institutions pour 90% des interrogés.

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