Kamel Ayadi : « la fuite des cerveaux est un danger pour le pays »

Le Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF) a rendu public, jeudi dernier, son 25ème rapport annuel qui met, notamment, l’accent sur l’utilisation des voitures administratives. Intervenant dans Expresso ce lundi 24 juin 2019, son président, Kamel Ayadi, a assuré que l’objectif n’était pas de diaboliser.
Le but, selon lui, est d’inciter à la réforme. Il ne s’agit pas de dire que les voitures administratives représentent un gaspillage d’argent. « Sans ces véhicules, on ne peut parler de service public », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, il a affirmé que 4102 irrégularités ont été recensées. « 74% du parc automobile a été réparé jusqu’à présent, contre 68% seulement en 2018 », a-t-il précisé. Il faut rappeler que le rapport du HCCAF a mentionné une enveloppe annuelle de 500 millions de dinars dédiée à l’entretien et à l’utilisation des voitures administratives.
Par ailleurs, Kamel Ayadi a indiqué que le Haut Comité a recensé plusieurs irrégularités dans la gestion des ressources humaines, notamment lorsqu’il s’agit d’inciter les cadres. Ces irrégularités portent sur le système de paiement et des privilèges. « Ceux qui ne travaillent pas sont sur un même pied d’égalité avec ceux qui travaillent. Ce phénomène a poussé les cerveaux tunisiens à fuir. Cette fuite des cerveaux constitue un danger pour l’avenir du pays », a mis en garde Kamel Ayadi.

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