Festival Manarat : tout ce qu’il faut savoir

Mercredi 19 juin s’est tenue la conférence du lancement du festival du cinéma méditerranéen de Manarat au siège de la BIAT – partenaire officiel du festival. De quoi donner un avant goût du déroulé des festivités qui se tiendront du 1er au 7 juillet.

« Le cinéma arabe a le vent en poupe, en particulier le cinéma maghrébin ».

Sous l’œil attentif de l’Ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, le quatuor féminin composé de Dorra Bouchoucha (directrice du festival), Chiraz Latiri (directrice du CNCI), Sophie Renaud (directrice de l’Institut Français en Tunisie IFT) et Khansa Bouassida (directrice de la communication Institutionnelle de la BIAT) ont donc officiellement lancé la 2e édition du festival du cinéma Méditerranéen, Manarat qui se tiendra du 1er au 7 juillet sur les plages de Tunisie dans la gratuité la plus totale.
Des membres prestigieux, tous réunis autour d’une même volonté, celle de rendre accessible une fois de plus le cinéma à tous les Tunisiens. Pour cela, ce ne sont plus 7 mais 9 plages où  « les Toiles de Mer » qui diffuseront la cinquantaine de films sélectionnés, parmi lesquels 10 sont en compétition pour remporter le Manarat d’or ou le prix d’Interprétation. Cette année ce sont les plages de Gabès, Bizerte, Korba, Hammam-Lif, Kheireddine, La Marsa, Djerba, Sfax et Monastir qui ont été choisies.

Lors de la rencontre, Dorra Bouchoucha a souligné la volonté des organisatrices de développer ce cinéma positif, qu’elle définit comme la rencontre entre l’engagement et le divertissement dans le 7e art. Les films resteront toutefois très accessibles, « pour oublier le quotidien difficile » a ajouté Dorra Bouchoucha. De quoi toucher un panel, le plus large possible, de participants avec un retour promis à des pratiques plutôt populaires puisque des voitures équipées de mégaphone ont été mises à disposition. Elles sillonneront les villes pour annoncer les projections du soir et du lendemain.
Autre enjeu du festival : « Rapprocher les deux rives par le biais du cinéma », pousser le cinéma à créer de nouveaux réseaux. Pour la session 2019, le festival du cinéma Méditerranéen a souhaité rendre hommage aux productions contemporaines Italiennes et Égyptiennes. Des films au budget certes plus modeste que les super-productions américaines mais tous porteurs d’un message fort et accessible, a assuré Dorra Bouchoucha.

« Faire plaisir et à se faire plaisir »
Chiraz Latiri

En attendant la semaine du 1er au 7 juillet pour pouvoir visionner les 84 films sélectionnés en compétition, le jury qui choisira 5 films et 5 documentaires , a d’ores et déjà été dévoilé. Il est composé de l’auteur algérien Kamel Daoud, de l’actrice égyptienne Salwa Aly, du scénariste et réalisateur français Michel Leclerc et des actrices Souhir Ben Amara et Damla Sönmez, respectivement Tunisienne et turque. Un jury prestigieux accompagné d’invités d’honneur issus du monde du cinéma tout aussi reconnus à l’instar d’Ilham Chahine, Ahd Al Malik, les frères Darennes et bien d’autres. En plus des projections, le festival propose des conversations, des ateliers, des tables rondes et signatures de livres avec ses invités venus des 4 coins de la Méditerranée.
Manarat a en outre permis la création d’une Commission des Instituts cinématographiques arabes (AFIC) composé de la Tunisie, Jordanie, Liban, Egypte, Palestine, Algérie et Maroc afin de créer une plateforme d’impulsion pour le cinéma arabe.

Une semaine de cinéma 100% gratuit qui n’aurait pas été possible sans le soutien des différents partenaires de Manarat. En première ligne le CNCI, le CNC, l’IFT et la BIAT comme l’ont souligné les organisatrices. La participation des ministères du tourisme, de l’intérieur et de la culture a également été remarquée, les ministères encouragent un festival devenant à leurs yeux un porte-parole du renouveau de la Tunisie. « Par le cinéma on peut faire du bien à notre image et au tourisme » puisque « nous menons un combat qui se rejoint » autour de la diversification de l’offre.
Si le festival a affirmé son objectif de sensibiliser le grand public aux enjeux sociopolitiques contemporains, il sert avant tout à « faire plaisir et à se faire plaisir » a rappelé Chiraz Latiri.

Lien vers le teaser :
https://www.youtube.com/watch?v=dNnoymW0Vtw

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