Elections : Kaïs Saïed favorable à la peine de mort

De retour sur la scène politique à l’occasion des élections législatives et présidentielles, Kaïs Saïed a une fois encore tenté de prouver son originalité par rapport aux autres candidats. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Acharaa Al Magharibi dans son édition de ce mardi 11 juin 2019, le constitutionnaliste a assuré qu’il ne votera pas pour lui-même, qu’il glissera, dans les meilleurs des cas, un bulletin blanc et qu’il ne fera pas de son épouse la Première Dame de Tunisie. « Toutes les tunisiennes sont des premières Dames », a-t-il déclaré.
Au sujet de sa campagne électorale, il a assuré qu’elle n’aura rien à voir avec ce que nous avons vu jusqu’à présent. « Je ne demanderai pas aux électeurs de voter pour moi. J’ai exposé un projet en 2011 et en 2013 : « pour une nouvelle construction ». Ce dernier requiert un nouveau souffle politique, traduit par une nouvelle constitution », a-t-il expliqué.

Suppression des élections législatives
Kaïs Saïed s’est, par ailleurs, prononcé en faveur de la suppression des élections législatives. Il propose, de ce fait, des élections « allant du local au central ». « Les décisions vont des conseils locaux, passant par les conseils régionaux, pour arriver au Parlement », a-t-il encore noté. Ceci, selon le constitutionnaliste, permettra de mieux refléter les décisions du pouvoir local. Dans ce contexte, poursuit-il, l’organe législatif du Bardo doit être composé de 265 membres. La participation au scrutin à l’étranger se fait par le biais des listes ouvertes.
Ainsi, pour Kaïs Saïed, le schéma est simple :

  • Election locale pour élire les conseils locaux
  • Formation des conseils régionaux
  • Choix des députés du Bardo par les conseils locaux.

Il n’y aura plus, de ce fait, de suffrage universel. D’autre part, Kaïs Saïed s’est dit favorable à la peine de mort. L’homosexualité, pour sa part, est « encouragée » et financée par des parties étrangères d’après le constitutionnaliste. « Les homosexuels ont toujours existé. Certains veulent répandre ce phénomène », a-t-il encore ajouté.

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