Qui dirige l’Algérie en ce moment ?

Le président français Emmanuel Macron vient de saluer la décision historique du président Abdelaziz Bouteflika pour avoir renoncé à briguer un 5eme mandant tout en rendant hommage au professionnalisme des forces de l’ordre et surtout la volonté des jeunes algériens à faire bouger le train rouillé du pays nord-africain.

Si on parle de jeunesse algérienne, on doit tout de suite évoquer la nouvelle manifestation de plusieurs milliers d’étudiant dans le centre de la capitale,  dans l’après-midi de ce mardi 12 mars, pour acclamer haut et fort leur désir à changer tout le mécanisme du système car pour eux, la décision historique de Bouteflika n’est qu’un premier pas d’une transition tant attendue. Ainsi, des appels à protester ont été lancés pour jeudi et vendredi pour manifester leur strict rejet du nouveau gouvernement qui ne semble pas du tout les satisfaire.
Un nouveau tandem pas très apprécié par les algériens. Parmi eux Noureddine Bedoui ministre de l’intérieur devenu  premier ministre à la suite de la démission d’Ahmed Ouyahia,  et envers qui les algériens n’ont que des ressentiments affichés plusieurs fois sur des pancartes et des slogans scandés lors des dernières contestations à Alger. Quant au deuxième dirigeant, ce n’est autre que Ramtane Lamamra nommé depuis lundi soir ministre des affaires étrangères et vice premier ministre.
Prévue le 18 avril, l’élection présidentielle a été reporté et sa date sera fixé définitivement par la conférence nationale inclusive et indépendante, un organisme qui se compose de représentants de manifestants ainsi que des vétérans de la guerre d’indépendance présidée par Lakhdar Brahimi, un ancien ministre des affaires étrangères et ex-émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie et qui devrait préparer une nouvelle constitution qui sera soumise à un référendum.

 

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