Nidaa Tounes: Le grand cirque se poursuit

Il paraît que certains Nidaïstes qui chantonnaient, il y a quelque temps leur retour historique à la « grande maison », se sont perdus dans la nature et ne savent plus quel camp choisir, vu les nombreux rebondissements de la scène politique. Ridha Belhaj, coordinateur général de Nidaa Tounes dont l’adhésion a été gelée au mois de février dernier, s’est mis de nouveau en boule contre le directeur du comité politique du parti, Hafedh Caïd Essebsi.
Belhaj a assuré que certains membres du bureau exécutif de Nidaa Tounes ont porté plainte à l’encontre du comité politique du parti, et ce pour son inaptitude juridique et politique pour la direction du parti.
Le comité politique a, selon Belhaj, perdu ses prérogatives depuis juillet 2016. A l’aune de tout cela, le comité politique du parti n’a désormais aucune légitimité. « Nous avons eu recours à la justice, parce que le comité politique n’a plus de légitimité pour diriger le parti. Nous avons toutes les preuves qui confirment l’illégitimité de l’actuel comité politique. Il faut que le parti revienne à ceux qui l’ont fondé. Là, nous œuvrons pour réunir tous les Nidaïstes. Nous allons également déposer un dossier à ce sujet à la présidence du gouvernement. »a-t-il exprimé.
Belhaj, qui a quitté Nidaa Tounes, en raison de ses conflits avec HCE, pour fonder son propre parti « Tounes Awalan », avec son ami Khemais Ksila avant de l’abandonner et retourner à Nidaa Tounes, s’est de nouveau querellé avec HCE.
Belhaj versatile, a décidé de porter plainte auprès de la présidence du gouvernement contre les « dépassements » de HCE, au sein de Nidaa Tounes, sachant qu’à son retour à Nidaa, Belhaj avait aussi, « cette même présidence du gouvernement » dans son collimateur. A quelques mois des élections, Belhaj s’est bizarrement rappelé que le comité politique de Nidaa est illégitime depuis 2016! d’autant plus qu’il se plaindra de tout cela auprès du chef du gouvernement! Un chef du gouvernement qu’il n’a jamais cessé de critiquer et d’appeler à son isolement politique.
« La grande maison » se vide de jour en jour par ce qu’elle est devenue une espèce de grand cirque où les dompteurs, les acrobates et les clowns changent constamment de rôle et de position.

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