Huit heures pour secourir la santé

Le dialogue participatif a été plus qu’interactif ayant enregistré des échanges assez vifs, francs et toute liberté. Il a été également assez long mais et surtout consistant.
Le chef du gouvernement à qui revient l’initiative de l’organisation de ce débat, a été attentif et réactif ne cachant pas son souci, à chaque intervention, de sortir avec des propositions de décisions effectives, à prendre tout de suite, dans l’urgence.
Et c’est ce qui explique son appel à la nécessité d’unir les efforts pour sauver le secteur. Ce la passe, selon le chef du gouvernement, par la responsabilité collective de tous. Structures médicales, syndicats et tous les acteurs du système de santé doivent assumer cette responsabilité collective pour promouvoir le secteur et rétablir la confiance du citoyen en le système de santé.

Retour rapide sur le débat
Huit heures de débat pour venir au secours d’un secteur que tous les intervenants, ou presque, jugent agonisant au cas où des solutions ne sont pas trouvées. et c’est justement dans cet objectif que le débat a été initié avec l’espoir de déboucher sur des recommandations et des propositions concrètes.
De ce côté là c’est pas ce qui a manqué et entre autres recommandations on relèvera l’adoption d’un tarif identique à celui en cours dans le privé, l’augmentation des salaires et l’octroi de motivations matérielles aux médecins et surtout aux spécialistes et l’amélioration des conditions et moyens de travail.
Le débat portant sur plusieurs axes, la question de la gouvernance du secteur et des ressources humaines a été largement débattue. Les participants au débat ont recommandé avec insistance la nécessité de hâter l’adoption du projet de loi sur la responsabilité médicale et la protection du malade ainsi que le projet de loi sur la protection des agents et des institutions publiques de santé. Autre recommandation celle de revenir au système de la sous traitance pour améliorer la qualité des services de nettoyage, de nutrition et de gardiennage.
Parmi les interventions celle de la secrétaire générale de la fédération générale des médecins, des médecins dentistes et des pharmaciens hospitalo-universitaires, Habiba Mizouni qui appelle à la nécessité que les hôpitaux publics obtiennent rapidement leurs dus financiers pour garantir le retour de leur équilibre financier et administratif et à décider des motivations financières  encourageantes pour préserver ce qui reste des compétences médicales et les empêcher de partir.
Pour sa part le président de l’organisation tunisienne des jeunes médecins, Jad Henchiri a appelé à la nécessité de prendre l’initiative d’imposer des taxes d’urgence sur les sociétés des industries pharmaceutiques et des médicaments et d’une taxe sur les cliniques privées pour aider au financement du secteur de la santé publique.
Sonia Becheikh, ministre de la santé par intérim a annoncé que les recommandations et résultats issus de ce débat seront soumis au conseil ministériel qui se tiendra mercredi prochain pour prendre des mesures et décisions opérationnelles, exceptionnelles et urgentes qui seront mise en oeuvre dans un délai ne dépassant pas une année et demie.
Dans son intervention à la clôture du débat le chef du gouvernement a souligné que cet échange ne sera pas le dernier entre les différentes structures et le gouvernement.
Il a par ailleurs annoncé qu’il a été décidé de consacrer 50 MD pour la généralisation du système de contrôle électronique des médicaments à tous les hôpitaux.
Ce système a été introduite à l’hôpital Habib Thameur et a permis de réduire de 40% les vols de médicaments. Etant une expérience réussie, Chahed a insisté sur sa généralisation.
Pour ce qui est de la contrebande des médicaments, le chef du gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de lutter contre ce phénomène et ces dépassements et de sanctionner toute personne impliquée dans ces opérations.

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