Flagrant délit de mensonge?

Aux deux cas cités récemment par Sihem Ben Sedrine, présidente de l’IVD, à plusieurs reprises à travers des déclarations à différents médias et qui accusent le chargé général du contentieux de l’Etat d’avoir refusé  des propositions privant ainsi l’Etat de ressources financières importantes, la réponse de l’institution concernée n’a pas tardé à venir.
Dans un communiqué rendu public le chargé du contentieux de l’Etat apporte un démenti cinglant à Ben Sedrine qui avait déclaré primo, que Belhassen Trabelsi avait proposé mille millions de dinars au titre d’indemnisations de l’Etat des suites de son trafic d’influence  et de ses ses crimes financiers. Secundo, que Mohamed Sakher El Materi avait proposé un montant de 500 MD au titre de dédommagements aux préjudices occasionnés à l’Etat des suites de son trafic d’influence et ses crimes financiers. Selon la présidente de l’IVD, le chargé du contentieux de l’Etat aurait refusé ses demandes et l’Etat aurait préféré ne pas récupérer cette somme importante d’argent au profit de la trésorerie générale et que
Dans son communiqué, le chargé du contentieux de l’Etat assure que contrairement aux déclarations de Sihem Ben Sedrine il se voit obligé de faire les précisions suivantes:
Premièrement : L’IVD n’a jamais soumis à l’institution une demande de réconciliation de Belhassen Trabelsi  portant proposition financière, ce qui dément les allégations de la présidente de l’Instance sur le refus du chargé du contentieux de l’Etat de la réconciliation avec la personne concernée.
Deuxièmement : La somme proposée par le dénommé Mohamed Sakher El Materi et présentée selon le modèle officiel de l’IVD est de 15 MD ce qui a empêché toute possibilité de réconciliation en raison du faible montant proposée par rapport aux préjudices occasionnés à l’Etat.
Le communiqué souligne que le chargé général du contentieux de l’Etat s’était engagé effectivement au profit de l’Etat tunisien dans la justice transitionnelle dès le démarrage des travaux de l’IVD et ce à travers la priorisation des demandes de réconciliation dans les dossiers de corruption administrative et financière saisies auprès des tribunaux et ce depuis juin 2016, l’Etat étant victime. Par ailleurs, le chargé du contentieux a répondu dans les affaires de conciliation sur la base que l’Etat est un partenaire essentiel dans le processus de la justice transitionnelle et ce par son engagement total et positif pour la réussite de ce processus, en prenant en considération le principe du dédommagement juste des dégâts subis.

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