Présidentielles: paralysé, Bouteflika rejeté par les Algériens

La colère des Algériens monte jour après jour depuis l’annonce du président algérien (ou de ses proches), Abdelaziz Bouteflika, de briguer un cinquième mandat présidentiel. Des manifestations ont, de fait, marqué ces dernières journées. Ce vendredi 22 février 2019, un rassemblement devrait avoir lieu après la Prière du Vendredi, suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux. Certains observateurs, en Algérie, soupçonnent les islamistes d’être derrière cet appel.
Une autre manifestation est prévue pour dimanche 24 février 2019, organisée par le mouvement Mouwatana (citoyenneté).
On se souvient d’un autre fait marquant, impensable il y a quelques années en Algérie. Le 19 février, à Khenchela, des centaines d’habitants se sont massés devant la mairie pour réclamer le retrait d’un portrait géant de Abdelaziz Bouteflika. Ils ont fini par être écoutés puisque le portrait a été retiré.
Les réactions des Algériens à l’annonce du président étaient prévisibles. Aujourd’hui, Bouteflika n’est plus que l’ombre de lui-même. Affaibli, paralysé et âgé de 81 ans, Bouteflika est quasiment absent de la scène. Depuis son accident vasculaire cérébral, subi en 2013, ses apparitions en public sont devenues très rares, voire inexistantes. Pour les algériens, Bouteflika n’est plus aux commandes. Est-il, d’ailleurs, au courant de sa propre candidature ? La question a le mérite d’être posée par la classe politique algérienne!
Par ailleurs, il faudra surveiller le traitement qui sera réservé aux manifestants par les autorités. Les mobilisations vont-elles être réprimées ? On ne le sait pas encore, mais en prenant en compte les déclarations du ministre algérien de l’intérieur, il y a de fortes de chances que quelques scènes de violences soient observées. Ce dernier, rappelons-le, avait commenté les événements de Khenchela en dénonçant « les ennemis de l’intérieur qui veulent gâcher l’élection présidentielle ». Le scrutin, à titre d’information, aura lieu le 18 avril prochain.
Par ailleurs, on annonce que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, se rendra en Suisse dimanche 24 février 2019 pour subir des examens médicaux de « routine ».

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