Pas encore de compromis au parlement autour du seuil électoral

La commission parlementaire des consensus, réunie cet après-midi à l’ARP, n’a pas pu aboutir à un compromis concernant les amendements proposés à la loi organique n° 16 du 26 mai 2014 relative aux élections et aux référendums. Le seuil électoral de 5 % a été l’un des plus importants points de discorde de cette réunion.
Nabil Baffoun, président de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections, auditionné dans l’après-midi de ce mercredi 20 février par la commission a indiqué, sur les ondes de Mosaïque Fm, qu’à propos du seuil électoral, l’instance, n’a qu’un avis technique, or il s’agit là d’une décision politique à prendre.
Baffoun a, en outre,  révélé qu’une simulation de recalcul des résultats des élections de 2014 sur la base du seuil électoral de 5 % a été présentée devant la commission. cette simulation a montré que, dans un tel cas de figure, un nombre important de voix seront dilapidées vu l’impossibilité de les reconvertir en sièges au parlement et dont aucune des listes en course pour la représentation parlementaire ne peut en tirer profit.
L’exemple de la circonscription de Jendouba est dans ce contexte révélateur. Selon Baffoun, si on recalcule les résultats de 2014 de cette circonscription sur la base du seuil de 5 %, Jendouba perdra un siège au parlement, vu que l’un des élus a obtenu un siège avec uniquement 2,3 % des voix.
Nabil Baffoun n’a pas manqué de noter que l’Instance des Elections n’est pas à court d’idées concernant les manières qui permettront de contourner cette faille. Cependant, insiste-t-il, elle ne peut pas s’immiscer dans un débat qui est par excellence « politique ».

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