La France exonère les étudiants tunisiens des majorations des frais d’inscription dans ses universités

La visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed, à Paris s’est avérée bénéfique pour les jeunes tunisiens étudiants en France ou aspirant à y poursuivre leurs études universitaires.
L’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, vient d’annoncer ce soir, sur les ondes de Mosaïque Fm, que les deux tiers des étudiants tunisiens se verront exonérés de la majoration sur les frais d’inscription dans les universités françaises.
Intervenant au téléphone dans l’émission « Mosaïque plus », à partir de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, Poivre d’Arvor à réitéré l’engagement de la France à soutenir la Tunisie dans sa transition démocratique et à renforcer ses capacités économique. Selon lui, la Tunisie, « partenaire stratégique de la France », est un pays sur lequel la France mise beaucoup, notamment pour l’expérience démocratique réussie qu’elle a entamée. « La France, dit-il, veut faire de la Tunisie « un modèle pour la région et pour le monde entier ».
A rappeler que la France avait annoncé, en novembre 2018, la décision d’augmenter, à partir de 2019 les frais de scolarités pour les étudiants en provenance des pays hors l’espace européen. cette décision qui inquiète, outre mesure, des milliers d’étudiant étrangers en France, avait été qualifiée par le premier ministre français, Edouard Philippe comme étant « un choix fort, mais mesuré ».
A noter aussi, que la France représente la quatrième destination mondiale pour les étudiants internationaux. Actuellement, elle accueille près de 300 000 étudiants venus des quatre coins du monde et elle ambitionne d’atteindre, à l’horizon 2027 la barre des 500 000 étudiants étrangers.
Touchés par cette mesure, mais aussi par la dégradation spectaculaire du Dinar tunisien par rapport à l’Euro, les étudiants tunisiens et leurs parents, ainsi que ceux en provenance de divers autres pays africains, peinent à croire que leur avenir pourrait être compromis à cause de leur incapacité financière à subvenir à des frais d’enseignement qui deviennent désormais pour eux, exorbitants.
La décision du gouvernement français d’exonérer les étudiants tunisiens de ces charges supplémentaires, ne pourrait, dans cet état des choses, que soulager ces derniers, mais elle ne peut, en aucun cas, faire oublier la réalité amère que la France est aussi le premier bénéficiaire des compétences formées aussi bien dans ses universités que dans les université des pays exportateurs de cerveaux.

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