CNAM : est-ce la fin de la crise avec les praticiens libéraux ?

La crise qui affecte depuis des mois le secteur de la santé, opposant les praticiens libéraux de la santé à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) semble toucher à sa fin. Des accords avec différents corps de métier de la santé, à l’instar des médecins dentistes, des cardiologues et des biologistes seront signés dans les heures à venir en attendant de résoudre définitivement, d’ici à la fin de cette semaine, les différends qui opposent les pharmaciens à la CNAM).
C’est ce qu’a annoncé, lundi après-midi, le ministre des affaires sociales, Mohamed Trabelsi, sur les ondes de Mosaïque Fm.
Le ministre a annoncé l’imminence de la signature de trois accords avec les médecins dentistes, les radiologues et les biologistes et ce à l’issue des négociations avec les instances représentatives de ces prestataires de services de la santé. Un accord sera, en outre, conclu avant la fin de cette semaine avec les pharmaciens. Le ministre a noté que les négociations avec ce corps de métier sont à un stade avancés.
Il est à rappeler que la crise qui oppose la CNAM à plusieurs prestataires de services de la santé, dont les pharmaciens, les dentistes, les biologistes et les radiologues perdure depuis plusieurs années. Une situation qui ne fait qu’aggraver les difficultés auxquelles font face les affiliés de la CNAM pour l’accès aux services de santé et qui, il faut le dire, s’acquittent auprès d’elle régulièrement de leurs dus.
Ces accords, qui par ailleurs, s’inscrivent dans un contexte de décompression du climat social suite aux accords conclus la semaine dernière avec la centrale syndicale, donnent une bouffée d’oxygène au citoyen qui voyait ses droits compromis, mais en sera-t-il autant pour la CNAM et les caisses sociales ?
Tous les indicateurs semblent montrer le contraire et pour cause, le lourd déficit dont souffre la CNAM depuis quelques années déjà, lié en grande partie aux dettes que lui doivent la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et la Caisse Nationale de la Retraite et de la Prévoyance Sociale (CNRPS). Ce déficit qui ne cesse de s’accentuer au fil des années, en l’absence d’un plan de réajustement organique des caisses sociales, capable de redresser leurs situations et de réajuster leur balances, ne peut que rendre sceptique le pronostiqueur le plus optimiste quant à l’éventuelle durabilité de ces accords. En attendant, c’est le contribuable qui en payera les frais et c’est la politique sociale du pays qui se trouvera compromise.

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