Marzouk : « si la relation d’Essebsi avec son fils est coupée, la crise sera résolue »

Mohsen Marzouk, chef du parti Machrou Tounes n’a pas mâché ses mots lors de son invite à Express fm.
Parlant de ce qui se passe à propos de l’ISIE il affirmera que « nous sommes en train de payer le résultat des lois que nous avons élaboré à une certaine époque.  145 voix,  il faut un miracle pour les obtenir ». C’est le nombre de voix qu’il faut pour élire le président de l’ISIE. Et d’ajouter « nous avons élaboré des lois qui n’ont aucun rapport avec la réalité et nous sommes aujourd’hui face à deux choix : trouver des consensus pour trouver les 145 voix ou changer la loi pour aller vers les 109 voix… »
Pour ce qui est de la décision de la commission du règlement intérieur, des lois, de l’immunité, des lois parlementaires et des lois électorales  au parlement tunisien, d’adopter le seuil de 5% lors des prochaines élections législatives, il a souligné que le principe général c’est que « la démocratie et l’efficacité doivent aller de pair. Iles possible d’adopter le seuil de 5% ce qui influerait sur la diversification au sein du parlement ou garder les 3% avec desb changements précis qui laiseront l’exécutif capable d’agir… », a-t-il précisé.
Le secrétaire général de Machrou a suggéré de procéder à des modifications pour booster le rythme des réformes décidées dans le programme d’action du gouvernement, précisant que la proposition consiste en l’octroi par le parlement de la confiance à la personne du chef du gouvernement sans présenter l’équipe gouvernementale au vote et cela pour éviter les quotas partisans et les ajustements politiques pour la composition de l’équipe gouvernementale et ce pour créer l’équilibre entre le devoir de contrôle et l’efficacité de l’action du gouvernement.
Pour ce qui est de la grève générale qui serait observée la semaine prochaine, Marzouk a déclaré qu’il était clair que « chaque partie doit faire des concessions et ce à travers des augmentations qui soient dans les limites budgétaires ».
Sur un autre plan, Marzouk souligne qu’il existe « trois ou quatre grandes orientations sur la carte politique actuelle. D’abord il y a l’Islam politique représenté par Ennahdha et il y a les parties protestataires représentées par le Front populaire. Mais il y a aussi le milieu modéré ouvert composé de la Coalition nationale, Machrou Tounesz, Nidaa Tounes… » et il faut réfléchir à un Nidaa historique qui rassemble ce milieu modéré, car il n’y a pas de différence entre eux »
Le problème reste, précise-t-il dans ce contexte, dans la manière de traiter avec le Nidaa officiel et le rôle du président Essebsi… car ce dernier est resté coincé dans ce qui reste de Nidaa et en rapport avec son fils. Si cette relation  est coupée, la crise sera résolue en un quart d’heure. Et là, la sagesse n’a pas été maîtresse de la situation ».

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