L’âge ne joue pas en faveur de BCE, selon Mohamed Abou

Intervenant dans Midi Show ce mardi 22 janvier 2019, le dirigeant au sein du Courant Démocratique et candidat de son parti aux présidentielles de 2019, Mohamed Abou, s’est dit opposé à une éventuelle candidature du président sortant, Béji Caïd Essebsi « compte tenu de son âge ».
Abou a rappelé qu’il s’était opposé à Caïd Essebsi en 2014 pour la même raison et qu’il ne compte pas changer de position. « L’âge risque d’être un obstacle qui empêcherait le président d’assurer ses missions en tant que tel », a-t-il souligné.
Revenant sur sa propre candidature aux présidentielles, Mohamed Abou a rappelé que son nom a été proposé par son parti. « Il s’agit d’une décision prématurée. Le nom du candidat du parti sera annoncé à l’issue du congrès de mars prochain. Je n’ai pas encore réfléchi à cette question pour le moment, d’autant plus que je n’ai pas exprimé mon intention de me porter candidat », a-t-il expliqué.
D’autre part, le dirigeant du Courant Démocratique a souligné qu’il s’est délibérément abstenu d’apparaître sur la scène médiatique. « Je voulais laisser la place aux nouveaux visages du parti », a-t-il souligné.
Au sujet d’une éventuelle alliance avec d’autres partis, Mohamed Abou a indiqué que le temps manque et qu’il est difficile, dans ce contexte, de constituer une quelconque coalition. De ce fait, il serait mieux pour le Courant Démocratique d’entamer la course aux élections avec ses propres candidats. « Une coalition n’est pas forcément bénéfique pour un parti politique. Toute fusion cache derrière elle une explosion », a-t-il précisé.
Il a appelé, d’un autre côté, à ne pas se fier aux idées reçues sur les partis politiques. « Je refuse de voir les partis politiques vus d’un mauvais œil. Cette situation profite à Nidaa Tounes et à Ennahdha. Pour notre part, nous avons réussi car notre parti est transparent et que son intérêt constitue notre priorité », a-t-il encore déclaré, et de souligner au sujet du projet politique assimilé au Chef du gouvernement Youssef Chahed : « il a le droit de former un parti politique, mais il ne doit pas profiter des appareils de l’Etat pour ce faire ».

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