Échec des négociations: Ben Salem se dit choqué!

Comme prévu, les négociations de ce lundi entre le ministère de l’Education et la Fédération Générale de l’Enseignement secondaire, relevant de l’UGTT, ont débouché sur un échec cuisant. Dans une déclaration aux médias, le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem s’est dit choqué des tournants de la séance des négociations. « Je suis encore sous le choc. J’ai pensé que cette séance de négociations serait la dernière, compte tenu des nouvelles propositions et des compromis faits par le ministère. Je souhaite que l’opinion publique soit au courant de l’irruption brutale des syndicalistes dans mon bureau 15 minutes avant le début des négociations. En dépit de tout cela et des pressions anormales, illégales et illégitimes, nous avons tout de même entamé les négociations avec beaucoup de sérieux. Pas moins de 14 directeurs généraux et à leur tête le ministre étaient présents. Nous avons demandé de noter et d’étudier les revendications de la partie syndicale et les propositions du ministère point par point. On a été choqué de la réaction de la partie syndicale. Même un dictateur n’imposera pas son avis de la sorte. On a approuvé certains points. Le ministère consacrera 64 milliards de son budget pour la mise en oeuvre de ces revendications. Ces dernières sont devenues tout d’un coup partielles pour la partie syndicale, ou plutôt moins importantes. On veut le départ à la retraite à 57 ans, les primes spéciales et la situation générale des établissements scolaires. Soit on parle de ça, soit on n’a rien à se dire. Ce n’est pas le ministère qui a mis un terme à la réunion, c’est le secrétaire général de la Fédération de l’enseignement secondaire qui a suspendu la réunion, avec brutalité. Je n’accepterai pas cela. Le gouvernement sera tenu au courant de ce qui s’est passé. J’ai fait de mon mieux et je ne peux pas faire plus. Ils ne sont même pas prêts à nous écouter et ils ne veulent pas négocier tout simplement. Ils veulent juste imposer leur avis. Nous ne pouvons pas accepter l’année blanche. Nous allons parler avec l’UGTT et avec le gouvernement. J’ai supporté les insultes au bas de mon bureau, sans dire un mot parce que je pensais surtout à l’intérêt des élèves et des parents. Maintenant, le gouvernement passera à l’application de la loi coûte que coûte. »a-t-il souligné.

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