300 tunisiennes ont rejoint les organisations terroristes

Esclaves sexuelles, combattantes, djihadiste du nikah : les femmes sont de plus en plus sollicitées par les organisations terroristes. Lors d’une conférence organisée ce jeudi 3 janvier 2019 par l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES), Omar Hajji, directeur à la direction sectorielle de lutte anti-terroriste au sein du ministère de l’Intérieur, a indiqué que le rôle des femmes a évolué dans ces organisations. « 10% des terroristes sont des femmes », a-t-il précisé.
Au total, 300 tunisiennes ont rejoint les terroristes. Elles sont réparties entre l’Irak, la Syrie et la Libye. « D’après les enquêtes menées sur les combattantes de retour des foyers de tension, les femmes pratiquaient le Djihad du Nikah. Elles ont été spécialement recrutées pour cela », a-t-il expliqué.
Le responsable au sein du ministère a aussi souligné que les femmes terroristes sont chargées de la comptabilité et de l’investigation. « Ces fonctions étaient assurées par des femmes dans le travail des groupes terroristes comme celui de Katibat Alkhansa, qui était supervisée par la tunisienne Om Rayane. Son fils, Rayane, supervisait lui-même Katibat Al Achbal qui était chargé d’embrigader les enfants », a-t-il ajouté.

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