Sonia Bencheikh à la Jeunesse et aux sports

La violence envahit les stades, l’ample proportion d’obèses handicape la santé publique, et la jeunesse a partie liée avec le devenir lointain ou proche de la société. Ce triptyque pointe vers le principal enseignement de l’investigation sociologique.
Dix paliers en profondeur, allant de la surface morphologique au système symbolique, entretiennent des liens entre eux et avec la société envisagée de façon globalisée. Dès lors, la problématique de la jeunesse et du sport outrepasse la gestion de secteurs particuliers, englobe, entre autres, le champ de l’éducation civique et oriente la réflexion vers la nature du monde social tout entier.
Ainsi, la violence dont il s’agit implique une préoccupation appliquée aux déterminations individuelles et collectives de la furie ravageuse de l’ambiance festive. Pourquoi le football devient-il indissociable de l’animosité, alter-ego de la vulgarité.
Ce qualificatif, issu du latin « vulgaris » désigne la massification populaire. Or, les commentateurs médiatiques soulèvent, sans cesse, l’interrogation portée sur la transition du savoir-vivre ensemble à la jungle observée, non pas aux stades mais partout.
Ni la voie publique, ni les transports en commun, ni l’école n’échappent à la dégradation généralisée des pratiques éthiques.
L’urbanisation des campagnes, et la ruralisation des villes ont partie liée avec l’anomie, éclipse dramatique des normes civiques. Le désarroi de l’Etat fait corps avec la déliquescence de l’univers politique. De proche en proche, le département confié à Madame Sonia Bencheikh engage l’analyse vers les aspects les plus diversifiés de la société. Qu’à cela ne tienne. Par ses responsabilités assumées dans les domaines de la famille ou de la santé, cette “personne qu’il faut à la place qu’il faut”, joint l’expérience aux aptitudes requises pour introduire la bonne manière gestionnaire là où d’autres trébuchèrent.
L’une des raisons productrices de la débâcle demeure la situation conflictuelle entretenue entre les divers ministères. Bourguiba voyait ces dégâts et, à l’adresse de Driss Guiga, il développait l’exigence de voir l’ensemble des responsables regarder, tous, dans la même direction, celle de l’intérêt général imposé à l’intérêt particulier.
Or, par son abnégation déjà prouvée, Madame Sonia Bencheikh n’a cure des chamailles destructrices de l’autorité. Cela fut écrit bien avant l’actuelle affectation à ce poste stratégique par sa couverture de multiples secteurs au premier rang desquels figure l’éducation de la jeune génération. Or, cette socialisation demeure, aujourd’hui, l’enjeu d’une lutte parfois déclassée mais quelquefois maquillée. Les faucons d’Ennahdha proclament le choix d’une jeunesse initiée à l’optique théocratique et les partisans de l’Etat civil ne partagent guère ce genre de critère. Cela fut mentionné depuis quelques années, l’actuelle affectée à la jeunesse et aux sports incarne le bourguibisme émancipateur jusqu’à la moelles des os. Bravo et félicitations, Madame.
Avec votre profil et celui de la personne chargée du tourisme, en particulier, le difficile combat engagé contre la crise multisectorielle reprend des couleurs à rendre jalouses les plus belles fleurs, malgré le pessimisme sans cesse distillé par les oiseaux de malheur. Ils voient des barrages à moitié vides au moment où ils sont à moitié pleins.
Pareil atout encourage le redémarrage et livre un billet pour le succès.
Même la catastrophe naturelle vote pour l’équipe nouvelle et autant que Sonia Bencheikh, la constitutionnaliste Salsabil Klibi ajoute, au bon départ éventuel, son précieux grain de sel.
Et si le grain ne meurt déjà, au niveau du Parlement, la caravane  passera, chargée de marchandises livrées par Bourguiba, quand bien même les tenants de l’esprit chagrin actionneraient leur frein et ne comprendraient presque rien à la force des choses locales, nationales et mondiales.

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