INLUCC : 341 dénonciateurs de corruption réclament une protection

L’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption, a dans un communiqué rendu public ce jeudi 04 octobre 2018 fait savoir que 341 dénonciateurs de corruption ont demandé une protection. Selon l’INLUCC, ces demandes ont été examinées et procurées aux dénonciateurs conformément à la loi organique n° 2017-10 du 7 mars 2017, relative à la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs.
La commission mixte chargée d’examiner les demandes de protection émises par les dénonciateurs de la corruption, créée par la Présidence du gouvernement et l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), poursuit l’examen de 187 demandes. De ce fait, il a été décidé d’assurer la protection à une vingtaine de personnes du ministère de l’Agriculture, ministère de l’enseignement, ministère de la Santé, ministère de l’Education outre quelques dénonciateurs dans les secteur privé.
L’INLUCC a également déploré le manque de réactivité de certaines administrations concernées dans l’exécution des décisions de protection des dénonciateurs qu’elles a émises. Jusqu’à la date de 18 septembre 2018, 8 plaintes judiciaires ont été transférées au ministère public près les tribunaux de première instance à Tunis, Zaghouan, Nabeul, Sousse et Grombalia.
L’instance a également mis en garde contre la non application des décisions même après l’écoulement du délai du recours, considérant cela comme harcèlement aux dénonciateurs conformément à l’article 35 de la loi de protection des dénonciateurs.
De ce fait, l’instance a appelé les ministères de l’éducation, de l’enseignement, de la Santé, de l’Intérieur, du Développement et des Finances outre les entreprises privées concernées à mettre en exécution les décisions qu’elle a émises.

Lire aussi
commentaires
Loading...