A l’ARP, Nidaa Tounes en (très) mauvaise posture

Malgré tout ce que la direction du parti veut communiquer sur son unité, Nidaa Tounes continue d’enchaîner les claques sur la scène politique. Le dernier coup dur pour ce qui reste du parti a eu lieu dans la soirée du samedi 8 septembre 2018, avec la démission de 8 députés, et non des moindres, du bloc parlementaire du parti au pouvoir : Zohra Driss, Moncef Sellami, Ahmed Saïdi, Issam Mattoussi, Lamia Dridi, Jalel Ghedira, Mohamed Rachdi et Maroua Bouaziz. Tous ont rejoint le nouveau bloc de la Coalition Nationale qui a été officialisé la semaine dernière.
De ce fait, le nouveau bloc, présidé par Mustapha Ben Ahmed, va comprendre 41 députés. Nidaa Tounes, pour sa part, a fait une chute libre avec, désormais, 48 députés seulement à son actif, alors qu’il était majoritaire en 2014, après les élections législatives. La grogne du parti de Hafedh Caïd Essebsi n’a pas tardé à se déchaîner. Dans un communiqué, le mouvement a accusé Youssef Chahed, Chef du gouvernement, d’avoir accueilli des élus de Nidaa Tounes dans l’objectif de les convaincre de démissionner et du bloc parlementaire, et du parti politique, et ce afin de rejoindre la Coalition patriotique.
Dans ce même contexte, Zohra Driss, députée démissionnaire de Nidaa Tounes, s’est attaquée, sur Mosaïque FM, au directeur exécutif de son ancien parti, Hafedh Caïd Essebsi, dénonçant ses décisions unilatérales. « Il décide sans consulter le comité politique », a-t-elle affirmé.

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