Elections de 2019 : “l’hypothèse d’un report existe”, selon Noureddine Taboubi

Et si les élections législatives et présidentielles étaient reportées ? C’est l’hypothèse émise par le secrétaire général de l’Union Générale tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi, qui s’est exprimé dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Acharaa Al Magharibi.
Il estime que tous les scénarios sont possibles. La question est liée à ce qui sera entamé dans les prochains jours selon le syndicaliste. “La question qu’il faut se poser doit porter sur le taux de participation. Lors des dernières municipales, nous avons perdu environ 18% des électeurs, ce qui constitue un véritable coup dur pour le processus démocratique”, a-t-il expliqué.
L’UGTT, poursuit son secrétaire général, reste attachée au bon déroulement des prochaines élections. “Il faut assurer toutes les conditions nécessaires garantissant la réussite du scrutin. Dans ce cadre, il faut redonner espoir au peuple concernant ses droits sociaux et économiques. Il faut également mettre l’accent sur la santé publique et l’école. De ce fait, nous nous attendons à une affluence conséquente lors des prochaines élections, comparables à ce que nous avons vu en 2011 lors du scrutin consacré à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC)”, a-t-il encore déclaré.

Négociations sociales : au point mort
D’autre part, Noureddine Taboubi a abordé la question des négociations sociales qui, selon lui, n’ont pas avancé “d’un pouce” malgré l’accord conclu avec le gouvernement stipulant que les négociations doivent être clôturées avant le 15 septembre 2018. Cela risque d’affecter la crédibilité du processus selon le secrétaire général de l’UGTT.
“Malheureusement, nous enchaînons les signatures des procès verbaux, mais sans résultat. D’où la profondeur de la crise actuelle, notamment sur le plan politique. C’est une catastrophe”, a-t-il encore déploré. Le syndicaliste considère, d’un autre côté, que certaines parties sont plutôt attirées par les tiraillements politiques au lieu de se concentrer sur l’aspect social des négociations.
Selon lui, ces parties sont plutôt soucieuses de savoir qui va récupérer la plus grosse part et des préparatifs pour la prochaine session parlementaire. “Le social est le cadet de leurs soucis. Il suffit d’observer dans quel état se trouvent les retraités et les fonctionnaires de l’Etat aujourd’hui“, a-t-il dit, ajoutant qu’une autre réunion avec le gouvernement sur les négociations sociales aura lieu prochainement .

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