La Saison Bleue pour une saison touristique propre et créative !

C’est une grande première en Tunisie : la Saison Bleue a officiellement été lancée en Tunisie lors d’une conférence de presse organisée dans la soirée de mercredi 20 juin 2018 à  la Maison de la mer de La Marsa en présence de plusieurs invités de marque, à l’instar de Néji Jalloul, directeur général de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES), Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, Rym Bourguiba, chargée de communication et événementiel de la Saison Bleue, ou encore Mourad Fradi, responsable au sein de Mazars Tunisie.
L’objectif est clair selon les organisateurs : promouvoir le tourisme tunisien, mais pas que : le capital maritime du littoral tunisien et l’importance d’un tourisme bleu, respectueux de l’environnement. La manifestation s’étendra du 15 juin au 15 octobre 2018, avec, à la clé, des activités culturelles et de divertissements sur les plages tunisiennes.

« Un rêve qui devient réalité »
« Pendant les 4 mois de l’été, il y aura 8 millions de touristes qui investiront la Tunisie. Ils rencontreront les 8 millions de tunisiens habitants sur le littoral tunisien. On veut, ainsi, montrer le véritable visage de la Tunisie : ouverte, accueillante et créative », a précisé Mohamed Issaoui, président du comité d’organisation de la Saison Bleue.
C’est tout l’objectif de ce grand événement selon lui. Sans l’appui de l’Institut National des Etudes Stratégiques (ITES), le programme n’aurait pas pu être concrétisé.
Pour la chargée de communication de la Saison Bleue, Rym Bourguiba, il s’agit surtout d’une synergie entre les acteurs et les passionnés du domaine maritime. C’est aussi une façon de promouvoir la protection de l’environnement et de valoriser le littoral et les côtes tunisiennes. « C’est un rêve qui se réalise », affirme-t-elle.

La protection de l’environnement au cœur de la Saison Bleue
Pour sa part, l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivoire D’Arvor, considère que la Tunisie abrite le plus grand peuple de la mer. « Les 8 millions de tunisiens vivant sur les côtes vont rencontrer près de 8 millions d’étrangers. Il faut donc organiser cette rencontre. Le tourisme apporte, certes, de la devise, mais aussi de la pollution et des dégradations. La question de l’environnement est centrale aujourd’hui, d’où la nécessité d’une prise de conscience à ce niveau », a-t-il déclaré.
L’économie bleue (maritime) représente aujourd’hui 12% du PIB en Tunisie. Il est possible d’atteindre une part de 20%. « D’autres pays ont réalisé l’enjeu de l’économie bleue, à l’instar du Maroc. Pour notre part, il est de notre devoir d’accompagner la Tunisie », souligne-t-il encore, ajoutant qu’un label spécial a été créé à l’occasion de la Saison Bleue, représenté par l’éponge de Kerkennah. Il y aura, selon le diplomate, 150 événements organisés dans le cadre de la manifestation, dont 140 labellisés.
D’autre part, Olivier Poivre d’Avror a appelé à la tenue d’un rendez-vous international « que l’on ne trouverait nulle part ailleurs qu’en Tunisie », portant sur l’économie bleue dans la zone euro-méditerranéenne. « Un tel rassemblement doit être axé sur l’environnement et l’économie bleue. Il faut rapprocher tout le monde : scientifique, journaliste, intellectuel, historien, … », a-t-il encore suggéré.

Miser sur l’économie bleue pour gagner des points de croissance
Egalement présent lors du lancement de la Saison Bleue, Mourad Fradi, responsable de Mazars Tunisie, considère que l’économie bleue fait encore ses premiers pas en Tunisie. Il reste beaucoup à faire selon lui, alors que le secteur devrait être capable de créer des points de croissance. Il représente, aujourd’hui, seulement 12% du PIB.
Il est possible de faire plus, mais à condition de ne plus tourner le dos à la méditerranée. Mourad Fradi espère, dans ce contexte, que la Saison Bleue 2018 permettra de sortir avec des suggestions pour améliorer le secteur maritime en Tunisie.
Ces mêmes points ont été repris par Néji Jalloul, directeur général de l’ITES, qui rappelle que les tunisiens sont un peuple de la mer. « La mer, c’est notre identité. Elle est inscrite dans nos gènes. Elle vous donne tout, mais elle vous prend tout », a-t-il affirmé.
La mer, poursuit encore Néji Jallloul, prend nos enfants et les tue, ce qui constitue un paradoxe. « Nous voulons inverser cette tendance. Le forum de la Saison Bleue doit constituer  un rendez-vous méditerranéen par excellence », a-t-il encore lancé.

Fakhri Khlissa

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