Colombie : Duque, nouveau président de la République

*Candidat de droite, Ivan Duque est opposé à l'accord avec les Farc

Ivan Duque, le candidat de la droite, a remporté dimanche l’élection présidentielle colombienne avec 54 % des voix. Il a d’ores et déjà indiqué qu’il allait revoir l’accord de paix de 2016 avec la guérilla des Farc.
Ivan Duque, 41 ans, est devenu le plus jeune président de Colombie depuis 1872. Le candidat du Centre démocratique (CD, droite) a remporté dimanche 17 juin l’élection présidentielle. Sa victoire de nature à rassurer les milieux d’affaires, mais elle met en question l’accord de paix historique conclu avec les rebelles marxistes.
Ivan Duque a remporté 54 % des suffrages et succède à Juan Manuel Santos, qui ne pouvait se représenter. Son opposant, Gustavo Petro, qui avait campagne sur un changement du modèle économique de la Colombie, a obtenu 41,8 % des voix. Le scrutin s’est déroulé sans incident dans les 11 230 bureaux de vote sous le regard d’observateurs internationaux.
Entouré de sa famille et de ses amis, Ivan Duque a remercié ses électeurs et joué l’apaisement. Il a appelé les Colombiens à se rassembler derrière lui après une campagne clivante. « Avec humilité et honneur, je dis au peuple colombien que je vais consacrer toute mon énergie à unir notre pays. Fini les divisions », a déclaré Ivan Duque devant une foule de supporters enthousiastes à Bogota. « Je ne gouvernerai pas par la haine. »
Bien que Gustavo Petro ait obtenu la majorité dans seulement neuf provinces sur 32, et notamment à Bogota, la capitale, le fait qu’un candidat de la gauche radicale ait accédé au second tour et remporté huit millions de voix – Ivan Duque en a obtenu 10,3 millions – est inédit en Colombie où la vie politique est traditionnellement dominée par les conservateurs.
Gustavo Petro avait appelé ses partisans à descendre dans la rue au cas où il aurait eu le sentiment d’une manipulation généralisée du scrutin, mais il accepté le résultat. « Nous acceptons la victoire de Duque« , a-t-il déclaré devant ses partisans enthousiastes à Bogota. « C’est le président de la République de Colombie. (…) Aujourd’hui, nous sommes l’opposition à son gouvernement. »
« Quelle défaite ? Huit millions de Colombiens libres ont pris position. Il n’y a pas de défaite ici. Pour le moment, nous ne serons pas le gouvernement« , avait un peu plus tôt déclaré Gustavo Petro sur Twitter.

(Source France 24)

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