Élections municipales : les jeux sont faits…

Le 6 mai prochain, avec les élections municipales, Ennahdha consacrera irrémédiablement sa main mise et son emprise totale sur le pays.
Ainsi la Tunisie de Bourguiba, d’Aboul Kacem Chebbi, de Mahmoud Matri, de Farhat Hached, de Hedi Nouira, de Mahmoud Messaadi, de Radhia Haddad…la Tunisie, ce magnifique pays de la tolérance, de la liberté, de la modernité et de la fraternité, à la civilisation 3 fois millénaires, sera selon toute vraisemblance sous le joug de la confrérie des frères musulmans.
Les tunisiens en auront alors pour longtemps avec le régime islamique d’Ennahdha qui constitue sans aucun doute la plus grande imposture et la plus grosse supercherie de l’histoire de la Tunisie.
Pourtant le vaillant et héroïque peuple tunisien les a libérés des affres de la prison, des exils et des déportations un certain 14 janvier 2011. En contrepartie, ils ont magistralement divisé la nation, ridiculisé et affaiblit l’Etat, tenté de détruire la République et ruiné les finances du pays, …
En réalité, ces élections qui portent sur 350 municipalités sont jouées d’avance eu égard :
– À la duplicité, au cynisme des dirigeants islamistes.
– Au financement occulte des partis politiques
Pour ces élections municipales, Ennahda a présenté le plus grand nombre de listes, outre ceux qui se cachent derrière l’étiquette « d’indépendants » y compris les ravissantes fausses blondes tombées sous le charme des sirènes voilées.
Pendant ce temps, les forces progressistes et modernistes qui sont censées en toute logique unifier et resserrer leurs rangs sans exclusion aucune afin de tuer dans l’œuf le courant islamique qui est aussi dangereux qu’antinationaliste, sont littéralement disloquées et dispersées, par la faute de leurs dirigeants qui sont pathétiquement rongés par l’immaturité, l’immobilisme, l’opportunisme et l’égocentrisme.
Quant à Beji Caïd Essebsi, il essaye désespérément de mobiliser ce qui reste d’une coquille désormais vide de Nida Tounes. En espérant gagner les élections municipales, il tente tant bien que mal de charmer l’électorat féminin en leur faisant miroiter un véritable mirage : la nouvelle loi sur l’égalité de l’héritage entre l’homme et la femme …
Dans la presse occidentale, on saluera comme à l’accoutumée cet immense désastre comme une nouvelle étape progressiste dans la « seule démocratie du monde arabe » et le « seul exemple de réussite du printemps arabe ».

*Médecin-Pneumologue

 

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