Une usine italienne menaçant la santé des tunisiens exerce toujours

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Le ministère de l’industrie aurait accordé au mois de décembre dernier une autorisation d’activités au profit d’une usine italienne de production  d’huile de grignons d’olive relevant de  la compagnie Agrind Tunisina, société italienne totalement exportatrice. L’entreprise a été autorisée à reprendre ses activités de façon provisoire pendant une période de 6 mois et ce, en dépit de la décision de suspension d’activités émise à son encontre par les autorités tunisiennes en 2016 pour non respect des normes internationales en matière de protection de l’environnent et de la  sécurité des habitants de la région de Karkar relevant du gouvernorat de Mahdia.
Une enquête réalisée par Marco Jonville  publiée par le forum tunisien des droits économiques et sociaux, a révélé que l’usine en question reprendra ses activités en dépit des mouvements de protestation connus dans la région de Karkar, depuis la création de cette usine, il y a deux ans, notamment suite à la confirmation des risques d’effets graves de l’hexane sur l’environnement ainsi que sur la santé des habitants de la région. En effet, l’exposition à l’hexane provoque des irritations aux yeux et aux poumons, et, lors d’expositions répétées, il provoque une perturbation du système nerveux et des troubles moteurs . Il est également destructeur pour les écosystèmes aquatiques.
Selon la même enquête, l’usine italienne, s’apprête à reprendre ses activités alors qu’elle n’a pas toujours rempli les conditions nécessaires exigées par  l’Agence Nationale pour la Protection de l’Environnement (ANPE) depuis le démarrage des activités de la société en 2014. « Ni le traitement des eaux usées ni des mesures de réduction de la pollution n’ont été effectuées, et le cahier des charges du Ministère de l’Industrie n’est toujours pas respecté« a indiqué l’avocat des habitants Maitre Ben Rejeb.
« Cette affaire est révélatrice de l’impunité dont peuvent faire preuve les entreprises étrangères qui s’installent en Tunisie. Alors qu’elles bénéficient déjà d’avantages fiscaux sous le régime offshore, elles délocalisent leurs activités car elles ne respectent plus les normes environnementales dans leurs pays et veulent profiter de bas salaires. Ce faisant, elles ne comptent absolument pas respecter les droits des habitants à un environnement sain, mettant en danger leurs moyens d’existence et leur santé.« lit-on dans ladite enquête.

Pour lire l’enquête dans son intégralité, cliquez sur ce lien.

 

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