Falsification de l’histoire: quand Ben Sedrine se la joue James Bond

Après ses nombreuses tentatives de manipuler l’opinion publique et la classe politique, la présidente de l’Instance Vérité et Dignité, Sihem Ben Sedrine, s’est mise maintenant à la manipulation de l’histoire en provoquant des polémiques pour camoufler l’échec, la vanité et l’inutilité de son Instance, dont elle souhaite par tous les moyens prolonger le mandat.
La nouvelle acrobatie de Ben Sedrine est cette fois sur les ressources naturelles tunisiennes exploitées par des entreprises françaises, outre  » des vérités cachées » sur la bataille de Bizerte.
Dans une interview à Aljazeera Net, Ben Sedrine, a réclamé des dédommagements pour « les richesses tunisiennes pillées par la France, étant donné que la crise économique dans laquelle baigne la Tunisie actuellement est, selon Ben Sedrine, entre autres due à la dilapidation des richesses tunisiennes par la France ». Les chicaneries de cette militante autoproclamée des droits de l’homme, ne se sont pas arrêtées là, elle s’est permise de présenter des faits historiques connus depuis des décennies par tout le monde comme données dévoilées grâce à son instance, à savoir les atrocités de la sanglante bataille de Bizerte. Plusieurs historiens ont réagi aux propos de Ben Sedrine dont Faycel Cherif, qui, dans une déclaration à Réalités Online, a assuré que les archives sont accessibles et régies par des lois. Ben Sedrine n’a donc pas inventé le fil à couper le beurre.
 » Il est clair que les documents dont parle, Mme Ben Sedrine, confirment le contraire de ce qu’elle prétend. D’abord, cette dame ne veut pas comprendre que Indépendance ne veut pas dire souveraineté. La Tunisie a eu son indépendance le 20 mars 1956, mais on n’avait pas encore une souveraineté car on n’avait pas encore de police, ni d’officiers, ni d’institutions, ni d’armée. L’armée a été créée le 30 juin 1956. A cette époque là, on ne peut pas parler de souveraineté tunisienne puisque nos officiers et notre armée à l’époque étaient formés en France.
Cette dernière était la cinquième puissance militaire au monde. Les documents dont parle Ben Sedrine prouvent que la Tunisie a tout de même imposé des négociations sectorielles. Ces négociations et ces conventions sont toujours ouvertes. Ce que fait Ben Sedrine est dangereux. Elle est en train de fausser l’histoire, le fait de dire qu’elle est partie à Nantes pour récupérer des documents par ses propres moyens. c’est une induction en erreur de l’opinion publique car je rappelle encore une fois que les archives sont accessibles. Elle se fait passer pour James Bond. La dangerosité de ce qu’elle fait consiste en sa manipulation des archives. Elle les traite en dehors de leur contexte historique sans lecture professionnelle et objective. Elle n’a tout simplement pas l’habileté de lire les archives. C’est le travail des historiens et des professionnels ce n’est pas à Ben Sedrine de le faire, surtout qu’elle ne se contente pas de fausser l’histoire, elle fait de la contre-histoire, pour houler  une partie de l’opinion publique contre l’Etat et tout cela pour une année supplémentaire à l’IVD.« a-t-il expliqué.

Lire aussi
commentaires
Loading...